La STT à la solde d’un candidat à la présidentielle du 15 avril 2015 ?

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La Synergie des travailleurs du Togo (STT), une centrale syndicale dont le rôle est de défendre les intérêts des travailleurs du secteur public, roule-t-elle pour l’un des cinq (5) candidats à l’élection présidentielle du 15 avril 2015 ?C’est la piste que semble indiquer le communiqué du gouvernement rendu public ce 17 mars.
 
« Dans la matinée du 12 mars 2015, en exécution des consignes de la STT de Tône, des élèves des lycées Nassablé et Dapaong ville 2 ainsi que certains enseignants et des élèves des établissements environnants, ont occupé et organisé des sit-in sur la nationale n°1. Outre le blocage de la circulation, cette manifestation a donné lieu à des débordements et des dérapages préoccupants. En lieu et place des revendications touchant à l’amélioration de la vie scolaire et du système éducatif, les élèves se sont mis à scander leur soutien à l’un des candidats à l’élection présidentielle du 15 avril 2015 », indique le communiqué.
 
Par le biais du même document, le gouvernement reproche à la STT d’avoir fait le choix des manifestations et actions « violentes » depuis qu’elle a quitté la table des discussions.
 
Les manifestants, à en croire le gouvernement, se sont attaqués à chaque fois que l’occasion le leur permet, aux biens publics, notamment la Direction régionale de l’éducation des savanes, les bureaux de la préfecture et l’hôtel de Dapaong et même à des personnes physiques comme le directeur de l’école primaire publique du camp gendarmerie, « violemment agressé » et le préfet de Tône « légèrement blessé » après avoir été agressé.
 
Le gouvernement, a condamné les incidents, les actes et toutes les initiatives de nature à porter atteinte à la quiétude et à la paix sociale, et a signalé qu’une enquête est ouverte pour situer les responsabilités.
 
En Assemblée générale ce lundi après-midi à Lomé, la coordination de la STT a elle aussi condamné les actes de violence perpétrés sur ses syndiqués. Mieux, selon la synergie, la cause de ces violences a pour seul nom, la circulaire du ministre des Enseignements primaire et secondaire, Florent Badjama Maganawé dont la démission est depuis devenue une condition sine qua non pour les travailleurs de cette centrale, au même titre que les 280 points d’indice.
 
Telli K.
 
source : afreepress
 

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