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Le Prince fait un drôle de bilan à Jeune Afrique

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Tenant à tout prix à obtenir un troisième mandat, Faure Gnassingbé est en train de mettre le paquet pour à la fois se donner l’image d’un agneau en même temps qu’il procède par des opérations de charme pour séduire la communauté internationale et le naïf électorat togolais.Dans cette optique, il vient de payer à coût de millions du contribuable togolais une longue interview à l’hebdomadaire Jeune Afrique de cette semaine où il dresse un soi-disant bilan de sa gouvernance du pays durant les 10 dernières années.
 
Le Prince du Togo y jure d’avoir transformé le Togo en dix ans. Il dit avoir réalisé des milliers de km de routes et d’infrastructures en même temps qu’il a amélioré le quotidien des togolais. C’est fantastique !
 
D’ailleurs personne au Togo ne peut nier que désormais le pays dispose d’une charpente routière raisonnable, qu’une nouvelle aérogare est en voie de finition, que certaines réformes ont été opérées dans la gestion des finances publiques etc. Mais, justement mais !
 
Cela constitue-t-il une prouesse extraordinaire qui justifierait que le fils du père s’éternise au pouvoir au Togo ?
 
Mieux, avec quel argent Faure Gnassingbé a-t-il pu réaliser ces infrastructures en question ? Sur la base des prêts colossaux allant jusqu’à surendetter le pays sous ce prétexte fallacieux de réaliser des routes.
 
Aujourd’hui, la plupart des grosses entreprises de BTP au Togo sont contraintes de préfinancer les marchés de routes qui leur sont confiés alors qu’au même moment les décomptes tardent à tomber au niveau du trésor public.
 
Conséquence, ses entreprises sont en conflit ouvert avec les banques qui leur prennent des intérêts incommensurables sur les prêts qu’elles sont obligées de consentir en vue de réaliser ces travaux. Mais jusque-là ce n’est pas grave.
 
Le plus grave reste la gestion opaque des fonds qui sont empruntés aux institutions financières internationales ou auprès de la BCEAO.
 
Il faut juste retenir que depuis des mois, le Togo procède par des bons de trésor pour payer les fonctionnaires ce qui a creusé un trou béant auprès de la BCEAO qui devra être comblé par le contribuable togolais.
 
Sous Faure Gnassingbé, l’on a vu le Togo initier des emprunts obligataires à coûts de milliards mais dont la gestion a été laissée entre les mains d’une Ingrid Awadé qui en a fait ce que bon lui semblait.
 
Ces emprunts obligataires lancés sur le marché de l’UEMOA ont plutôt servis pour une large part à construire des châteaux au Prince depuis Lomé jusqu’à Dapaong, une bonne dizaine environ.
 
Pourquoi Faure Gnassingbé ne dresse-t-il pas ce bilan des châteaux et des résidences qu’il s’est fait construire au Togo et en Europe durant son règne ?
 
Mais la plus grande question qui mérite d’être posée c’est d’amener le Prince à dire aux togolais, combien les réalisations qu’il dit avoir faites dans l’intérêt des togolais ont pu coûter au contribuable togolais.
 
Cette question est d’autant plus importante que sa réponse permettra aisément d’opérer une étude comparative par rapport aux milliers de milliards qui se sont volatilisés du Togo sous le Prince bien-aimé.
 
Il faut peut-être rappeler que le rapport GFI publié en 2013 a clairement indiqué qu’entre 2005 et 2011, au moins 8.235 milliards de fcfa sont sortis illicitement du Togo. Pendant ce temps que récoltait le trésor public togolais ?
 
Faure Gnassingbé parle au juste de quel bilan économique et social positif au moment où tout le monde sait que la plupart des sociétés d’Etat ont embrassé la faillite sous son règne ? A-t-il oublié le front social qui le pourchasse en ce moment ?
 
Il a peut-être envie que l’on lui rappelle que c’est sous lui que des officiers de l’ANR ont arraché insolemment des milliards de fcfa aux pauvres commerçantes et commerçants à l’aéroport international Gnassingbé Eyadema sans que cela n’émeuve personne au Togo !
 
Pire c’est encore le trésor public qui a été amené à rembourser une partie de cet argent aux victimes pendant que ces gangsters continuent à se balader dans les rues à Lomé ou ont même connu des promotions démentielles du même Prince.
 
Il a certainement envie que l’on lui rappelle l’état comateux dans lequel des entreprises comme Togotelecom, la BTCI sont actuellement du fait des dizaines de milliards de fcfa qui y ont été pillés sous son hagard regard !
 
Mais fermons cette page et retenons simplement les délirantes bévues judiciaires que le Prince et ses amis ont multipliées au Togo et qui sont en train de coûter des milliards au trésor public togolais.
 
29 milliards de fcfa sont en train d’être jetés par la fenêtre dans le payement d’une amende contre le Togo suite à sa rupture grossière en 2006 du contrat qui le liait au groupe Elliot représenté au Togo par Togo Electricité. Faure Gnassingbé l’a-t-il oublié ?
 
Plus de 532 millions ont été versés à Kpatcha Gnassingbé et coaccusés en guise de dédommagement suite aux actes barbares et ignobles posés contre ces derniers par les sbires du Prince ou peut-être même sous l’instigation de ce Prince !
 
Il en a été de même pour les neuf députés proches de l’ANC qui avaient été lâchement chassés du parlement togolais. Mais l’ardoise n’est pas encore finie.
 
Le 24 avril prochain, il est très fort probable que le Togo subisse une lourde condamnation par la Cour de Justice de la CEDEAO dans l’affaire qui l’oppose à Pascal Bodjona.
 
Attardons-nous un peu sur ce dossier Bodjona pour illustrer avec précision le niveau d’immoralité du régime du Togo ainsi que la folie du pouvoir qui ronge le Prince et qui le pousse malheureusement à poser des actes aussi incongrus que particulièrement irresponsables.
 
Pascal Bodjona est justement l’homme qui aidé de toute part le Prince à non seulement accéder au trône mais surtout à donner un visage humain à son pouvoir. Faure Gnassingbé aussi immature que profane en politique s’est vu monter les bretelles par son frère et ami de très longue date qu’est Pascal Bodjona.
 
Mais en contrepartie, lorsque le Prince s’est subitement découvert les pouvoirs d’un dirigeant affranchi, il a vite fait, sans doute par complexe, de noyer grossièrement Pascal Bodjona dans une puérile affaire d’escroquerie montée de bout en bout par le palais de la Marina.
 
Pour l’amortir politiquement, Faure Gnassingbé s’est bien vu obligé de charcuter le droit, la raison, le bon sens, la morale, les valeurs sociales…bref tout ce qu’il y a d’humain et qui distingue l’homme des animaux en vue de finir par embastiller grossièrement Pascal Bodjona dans la tête de qui le Prince a pu lire des ambitions présidentielles.
 
Pourquoi Faure Gnassingbé ne s’est-il pas donné le courage et la force de dresser ce bilan judiciaire aussi à Jeune Afrique ?
 
Quelle perspective compte-t-il donner à un pays dont il charcute tout le dispositif juridique et tout l’arsenal de lois et règlements mis en place pour protéger les citoyens et garantir la démocratisation progressive du pays ?
 
Comment compte-t-il percer tout seul dans une sous-région ouest-africaine où la pilule des mandats illimités ne passe plus ? Pourquoi Faure Gnassingbé ne s’est-il pas donné le courage de dresser son bilan des réformes politiques qu’il s’est lâchement refusé d’opérer au Togo alors même qu’il en avait pris l’engagement depuis 2006 ?
 
L’opération de charme dans laquelle il s’est lancé pour se faire relire se comprend bien, mais il se trouve malheureusement que ses nombreux actes et faits grossiers et indécents le suivent encore et le suivront probablement le long du reste de sa vie qu’il soit au pouvoir ou non.
 
source : togoinfos
 

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Publié le 12 avril 2015 dans Envoyez cet article à un ami

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