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Les calculs du Prince sur Pascal Bodjona ne tombent plus juste

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En initiant lâchement le 1er septembre 2012, la séquestration de l’ancien ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales, porte-parole du gouvernement, Faure Gnassingbé était convaincu qu’il procédait ainsi à la neutralisation d’un présumé rival en qui il voyait sans doute maladroitement, des potentialités susceptibles de menacer sérieusement son pouvoir.A l’époque, le Prince-héritier était persuadé que si un malheur devrait lui arriver, il passerait nécessairement par Pascal Bodjona, l’homme qui sait tout de lui et qui a œuvré corps et âme pour l’installer et le maintenir dans le piédestal dont il jouit sans partage, des dividendes.
 
Il en était tellement convaincu qu’aucune démonstration du contraire, si lucide soit-elle ne pouvait l’amener à changer d’avis. Tant il voyait en Pascal Bodjona, l’homme à abattre par tous les moyens afin, pensait-il, de pouvoir s’octroyer allègrement un boulevard pour son projet malsain de troisième mandat et voir largement plus à la tête du Togo.
 
Cette appréciation sans doute erronée du Prince tenait en réalité du large complexe qu’il a longtemps développé vis-à-vis de son ami Pascal, mais surtout aussi des fausses informations qui lui revenaient sur ce dernier, naturellement montées de toutes pièces par Massina Yotrofeï, Ingrid Awadé et bien d’autres vautours du palais qui voyaient en cet redoutable homme politique, le vrai handicap à leur velléité d’émergence dans la cour royale.
 
Le Prince à naïvement tout avalé et s’est laissé cruellement enfler contre son ami au point de décider aveuglement d’en découdre avec ce dernier sans pour autant disposer de moyens appropriés pour la mise en œuvre de ce chantier pour le moins curieux et particulièrement immoral aux yeux de nombre de togolais qui ont vu et vécu les différents épisodes du combat de Pascal Bodjona aux côtés de Faure Gnassingbé ou même de son père défunt.
 
Voilà pourquoi ce projet de démolition politique de Pascal Bodjona n’étant pas bâti sur une base saine et une cause juste et défendable, a été et reste encore très difficile à mettre en œuvre jusqu’à ce jour malgré le fait que celui-ci soit encore en détention préventive à la prison civile de Tsévié.
 
Finalement, plus de deux ans après ce coup d’épée que le Prince a maladroitement et injustement lancé contre son ex-homme à tout faire, la nature a commencé par tout réguler sans coup férir.
 
Non seulement les masques ont commencé à tomber de partout, mais surtout encore, Faure réalise enfin que son malheur s’il en est un, viendra justement d’ailleurs que de Pascal Bodjona.
 
Aujourd’hui, l’horizon s’obscurcit à une vitesse supersonique devant le Prince-héritier. Sa lugubre ambition de s’accrocher indéfiniment au fauteuil présidentiel hérité de son père est confrontée à une rude épreuve sans que Pascal Bodjona n’ait eu à y mettre sa bouche.
 
L’épreuve est si rude et si insurmontable qu’actuellement, le fils-héritier préférerait de loin affronter un Pascal Bodjona plutôt que d’être dans la merde où il s’est englué aujourd’hui.
 
Mais oui, Faure Gnassingbé est exposé, tellement exposé qu’il est sans repère fixe depuis que l’Harmattan du Sahel a magistralement emporté son mentor sous l’ombre de qui il se cachait dans la sous-région ouest-africaine.
 
Certes à l’interne, il a encore quelques abrutis, quelques vautours et âmes légères sur qui il peut compter pour ânonner sur les radios ou soudoyer des jeunes affamés et les descendre dans les rues en sa faveur, mais au plus profond de son être, il doit pouvoir avoir conscience que plus le temps passe, plus il s’enfonce dans l’abîme par rapport à son projet de s’incruster au pouvoir.
 
Quel que soit son niveau actuel de cécité politique, le fils du feu général doit pouvoir s’interroger, en ces moments précis, sur son avenir politique.
 
Par quel bout prendre pour se sortir d’affaire au regard de la redoutable fronde politique, diplomatique et médiatique qui est systématiquement enclenchée, de toute part, contre lui et son régime ? L’équation est sérieuse et particulièrement difficile à surmonter.
 
Ces jours, le pouvoir auquel il tient tant, est devenu si amer que le Prince aurait souhaité s’en débarrasser pour retrouver son souffle et libérer son âme qui s’étouffe sous les dévorants feux qui sont allumés ici et là contre lui.
 
Tant il est humilié par les médias internationaux qui n’hésitent pas à l’exposer comme le seul oiseau dont le chant est encore resté dissonant en Afrique de l’Ouest !
 
Et pourtant, c’est son cas qui devrait se résoudre en premier d’autant que son père avait bouclé 38 ans avant qu’il ne lui succède dans des circonstances désastreuses qui lui sont d’ailleurs rappelées à longueur de journée.
 
Qu’il boucle dix ans après ce naufrage collectif dans lequel il a plongé des centaines de familles au Togo pour succéder à son père et qu’il veuille encore rempiler est inadmissible. Lui-même le sait.
 
Mais il a déjà fait des fautes graves qui le suivent et le poursuivent. Ces fautes le pourchassent tellement qu’il a cru pouvoir faire du pouvoir, son bouclier, son rempart qui le mettrait à l’abri de toute attaque ou contre-attaque.
 
Hélas ! Ce pouvoir semble progressivement lui échapper par la force des choses, par une alliance de circonstances malheureuses qu’il ne pouvait guère présager ou prédire.
 
Que faire vraiment ? Réparer ces fautes avant qu’il ne soit trop tard pour lui ? Son orgueil et son complexe innés et même consubstantiels le retiennent. Mais alors aura-t-il la force et le courage de ressusciter en lui l’action dominante de l’esprit sur sa chair qui l’a toujours fourvoyer ?
 
Rien n’est acquis pour l’instant car l’homme s’est trop plongé dans la gang, il s’est trop oublié dans la matière, le matériel, la gloire et les privilèges. Il faudrait, aujourd’hui la conjugaison de plusieurs autres circonstances pour pouvoir le réveiller du coma dans lequel l’abus du pouvoir l’a plongé.
 
Mais tout compte fait, il sait tout au moins que son malheur, le vrai ne vient justement pas de Pascal Bodjona qu’il a tant redouté et contre qui il a agi aussi lâchement et maladroitement.
 
source : togoinfos
 

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Publié le 3 décembre 2014


Catégorie(s) : Justice
Tags :

"Je suis Jean-Pierre FABRE, je ne suis pas à vendre ni à acheter. Je ne vénère pas l'argent."



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