Les élèves officiers et sous-officiers en stage débarqués à Lomé dans la perspective de la marche du 21 novembre prochain.

image_pdfimage_print

eleves_officiers


En stage dans les différents centres du pays, les élèves officiers et sous-officiers sont ramenés manu militari à Lomé dans le cadre des manifestions que l’opposition réunie au sein du CAP 2015 organise.
 
Sont concernés par ce voyage forcé, les élèves de l’Ecole des Sous-Officiers des Forces Armées Togolaises (ESFOFAT) de Témédja, ceux de l’Ecole des Officiers des Forces Armées Togolaises (EFOFAT) de Pya et ceux du Centre National d’Instruction (CNI) de Kara. Ces officiers et sous-officiers en stage ont regagné Lomé depuis ce mercredi et attendent des instructions.
 
Selon nos informations une partie de l’effectif est déployée dans la préfecture des lacs pour appuyer les militaires du camp de Zowla, dont certains éléments ont tiré à balles réelles il y a deux semaines sur des vendeurs de carburant dit illicite faisant un mort et plusieurs blessés.
 
De sources concordantes, ce déploiement inattendu qui induit la suspension des stages pour les officiers et sous-officiers togolais est une décision du sommet dans le cadre des manifestations de l’opposition appelant les populations à réclamer les réformes politiques avant le scrutin présidentiel de 2015.
 
Le pouvoir togolais depuis la chute de Blaise Compaoré est en proie à des insomnies et tout mouvement de foules l’inquiète au plus haut point surtout que dans les pays d’Afrique quelques jours après la chute de Compaoré les peuples du noir continent, trouvent des raisons de descendre dans la rue.
 
Au Tchad, pour une pénurie des produits pétroliers, le Gabon sur la vraie nationalité du numéro un gabonais Ali Bongo, le Bénin contre la modification de la constitution par Boni Yayi et le Togo dans la prochaine période pour exiger les réformes.
 
Face aux annonces à manifester du cap 2015 et de la société civile pour contraindre Faure Gnassingbé à se pencher sur la question des réformes, le pouvoir pense à tous les scénarios possibles.
 
Interdire la manifestation, ce qui suppose des échauffourées en perspective au cas où l’opposition maintenait la marche ou laisser faire et remarquer de nouveau l’aspiration du peuple aux réformes constitutionnelles et institutionnelles. Un sérieux camouflet en perspective.
 
Dans la foulée, pour faire diversion, les partisans du parti au pouvoir annoncent de leur côté une manifestation non pour les réformes mais pour soutenir les institutions notamment le statu quo.
 
Les manifestations et les contre manifestations sont des recettes connues au Togo, mais au regard du contexte sous régional dans l’un comme dans l’autre cas Faure Gnassingbé et ses messieurs de la sécurité ont du pain sur la planche.
 
Les sous-officiers qui séjournent actuellement au Régiment Blindé de Reconnaissance et d’Appui (RBRA) de Lomé seront déployés sans doute pour maintenir l’ordre et faire ce qu’ils savent le mieux si l’ambiance devienne chaude. Quoiqu’il en soit Faure Gnassingbé gagnerait à laisser s’exprimer les populations, conformément à la loi sur les manifestations.
 
Nous y reviendrons
 
Fabbi Kouassi
 

Commentaires

comments

Ecrire un commentaire

Saisissez votre mail.

Please type the characters of this captcha image in the input box

Merci de taper les caractères de l'image Captcha dans le champ

*