Un nouveau départ se profile à l’horizon pour les médias togolais

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presse_30juin2014

©Les travaux des états généraux de la presse ont été ouverts lundi à l’Institut National des Formation Agricole de Tové à Kpalimé (120 km au nord-ouest de Lomé) par le premier ministre Arthème Séléagodji Ahoomey-Zunu, a constaté l’Agence de presse Afreepress.

Placés sous le thème « le pari de la professionnalisation », ces états généraux devront permettre de définir un nouveau départ pour les médias togolais confrontés à de nombreux défis relatifs aux dérives, à la non maîtrise des pratiques journalistiques, à la faiblesse des capacités managériales et au manque de moyens des médias.

Pour le premier ministre, « la presse togolaise dans son ensemble est traversée aujourd’hui par une crise de croissance caractérisée par l’usage abusif de la liberté d’expression au mépris des règles professionnelles d’éthique et de déontologie qui la réglementaient. Des manquements graves, des violations flagrantes et systématiques de ces règles ne cessent malheureusement de saper les fondements des valeurs cardinales de liberté et de concorde nationale que les médias devraient, par essence, consolider ».

A ces manquements, viennent s’ajouter des carences en formation des journalistes, le coût élevé des intrants dans la production, l’exiguïté du marché de la publicité, la qualité approximative des productions, une presse à la solde des politiques et d’intérêt étrangers à la presse et à son émancipation, le réseau de distribution mal organisé pour la presse écrite, le cadre juridique quelque peu dépassé avec l’avènement des nouveaux médias électroniques.

Pour apporter des approches de solution à ces manquements, cinq (5) thématiques ont été retenues pour ces trois (3) jours de travaux.

Il s’agit de l’environnement juridique pour les médias au Togo, la nature de l’entreprise de presse souhaitée, les enjeux et les défis de l’appropriation des Technologies de l’Information et de la Communication, l’avènement du numérique et ses conséquences pour la presse et les instances de régulation, le pluralisme médiatique et l’accès équitable aux médias de service public.

A terme, des recommandations et des propositions seront formulées.

A ces assises, participent plus de 200 délégués issus des différentes organisations intervenant dans ce domaine et qui vont bénéficier des expériences en la matière des pays voisins du Togo, notamment du Niger, du Tchad, du Bénin et du Burkina Faso.

Etaient présents à cette cérémonie d’ouverture, une dizaine de ministre dont la ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et de la Formation Civique, Kouméalo Anaté et de la coordinatrice du Système des Nations Unies (SNU), Khardiata Lo N’diaye.

Au Togo, il existe dix (10) chaînes de télévision, soixante-seize (76) radios et 503 titres enregistrés par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HA  AC).

Telli K.

 

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