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Paralysie de l’administration publique, le pouvoir reste indifférent

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Lorsque le secteur de la santé observe un mot d’ordre de grève, c’est à la fois des morts que l’on enregistre de par le pays du fait de manque de soins. Ceux sont aussi des malades et patients qui sont laissés pour compte.Lorsque les enseignants sont en grève, ceux aussi les élèves qui sont laissés à eux-mêmes, c’est l’impasse qui s’installe dans leur vie. Bref, le chamboulement est net dans le devenir de cette jeunesse.
 
Lorsque l’administration générale sèche le service, c’est l’économie nationale qui est en péril et qui parle de la paralysie de l’économie nationale, parle justement de l’assèchement des ressources de l’Etat et de l’affaiblissement des capacités de l’Etat à faire face à ses charges régaliennes.
 
Tous ces motifs devraient en principe faire frémir tout dirigeant conscient et responsable qui se soucie du devenir de son peuple et de son pays.
 
Mais que constatons-nous au Togo ? Une indifférente effarante du pouvoir en place face à la grève qui sévit depuis mercredi dans tous les secteurs de l’administration publique au Togo.
 
Après la sortie maladroite de Monsieur le Premier Ministre et les critiques qui s’en sont suivies, les autorités togolaises ont décidé de marquer une indifférence sans pareille face aux revendications des travailleurs.
 
« Qu’ils fassent allègrement leur grève, personne ne va les empêcher. De toutes les façons, cela ne nous fait ni chaud ni froid. Nous avons notre chronogramme que nous allons dérouler tranquillement, ce n’est pas leurs grèves qui vont nous faire fléchir » s’est confié un membre du gouvernement à un de ses collaborateurs à son cabinet.
 
L’heure est donc grave. Le pouvoir a choisi le cynisme ou même le sadisme.
 
Tant que l’armée restera disponible pour protéger le Prince, tant que celle-ci lui obéïra toujours sans broncher, tant qu’ils auront toujours la preuve de l’efficacité de la force brute, de l’intimidation et des passages en force, le Prince et ses sbires n’auront que faire des gesticulations du peuple et des travailleurs.
 
C’est en clair le message qu’ils sont en train de passer à la synergie des travailleurs ainsi qu’à ses milliers d’adhérents.
 
L’on comprend alors d’où le Premier Ministre Arthème Séléagodji Ahoomey-Zunu tenait ses propos selon lesquels les grèves ne peuvent l’empêcher lui Ahoomey-Zunu de retirer un corps à la morgue s’il le désire.
 
Ce n’était donc pour rien qu’il faisait comprendre aux responsables de la synergie que leurs grèves ne pénalisent que le bas peuple dès lors que lui et ses membres du gouvernement et autres nantis ne se soignent qu’à l’extérieur du pays.
 
Au départ l’on avait pensé que c’était un lapsus où des phrases qu’il a sorties sous le coup de l’émotion et de la colère.
 
Mais il se trouve, au vue de l’attitude actuelle du gouvernement face à cette nouvelle grève que le Premier Ministre avait bien muri sa pensée et qu’il le disait avec la ferme assurance que tous ceux l’entourent et profitent allègrement des richesses du pays allaient le soutenir.
 
Il n’a donc pas menti lorsqu’il a affirmé dans son droit de réponse qu’il nous a adressé qu’il s’entend parfaitement avec son mentor et qu’une feuille de cigarette ne peut même pas passer entre eux. C’est ici que l’adage qui dit que ceux qui se ressemblent s’assemblent se vérifie amplement.
 
C’est tout simplement affreux ! Les gens se sont laissé blaser par le matériel, les biens de la terre, la gloire et les privilèges du pouvoir au point de se foutre des morts qu’engendrent les grèves des fonctionnaires. Ils se foutent royalement de l’avenir de la jeunesse, cette jeunesse qui constitue la pépinière du devenir du pays.
 
Ils ont opté pour la jouissance des biens et des privilèges du présent sans jamais songer au devenir du pays après eux. C’est tout simplement triste. Ils ont donc le courage de dire à tout un peuple grâce qui ils sont là où ils sont, que leurs enfants ne fréquent pas les écoles publiques et donc les enseignants de l’administration publique peuvent faire la grève comme bon leur semble.
 
Mais ont-ils conscience du pouvoir dont dispose un peuple révolté ? L’on aurait dit à Blaise Compaoré qu’un seul jour suffirait à son peuple pour le chasser du trône qu’il ne l’aurait jamais cru. Et pourtant il l’a vécu malgré ses armes, son argent, ses militaires et tous les atouts dont il disposait.
 
Il faut absolument que nos dirigeants apprennent à revenir à la raison et engagent une discussion franche et sincère avec les travailleurs pour désamorcer cette crise qui risque de devenir un vrai cancer en voie de métastase.
 
source : togoinfos
 

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Publié le 13 février 2015 dans Envoyez cet article à un ami

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