Le rapport 2014 de la CNUCED recommande aux PMA d’opter pour la transformation des matières premières

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L’échec de la plupart des Pays les moins avancés (PMA) dans la réalisation de la plupart des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) malgré une croissance économique record depuis 2000, s’explique par le fait que la croissance économique de ces pays n’a pas été accompagnée par la transformation structurelle de leur économie nécessaire pour accroître la productivité du travail et créer des emplois de haute qualité.
 
Aussi, la communauté internationale n’a-t-elle pas mis en œuvre le partenariat mondial pour le développement prévu dans l’OMD 8.
 
Telles sont les deux (2) raisons qui justifient le paradoxe des PMA, selon le rapport 2014 de la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED), dénommé « croissance et transformation structurelle : un programme de développement pour l’après 2015 ».
 
Il a été lancé jeudi par le ministre de la Prospective et de l’évaluation des politiques publiques, Pr Kako Nubukpo, en présence de tous les acteurs de développement, principalement, la Coordinatrice des Nations Unies au Togo (SNU-Togo) Khardiata Lo N’diaye.
 
« Le rapport de cette année est particulièrement important parce qu’il fait le lien entre ce qui a été fait dans le cadre des OMD et ce qui pourrait être fait pour ce qui concerne les PMA dans la perspective de l’après 2015. Il ouvre des pistes et fait des propositions qui ont toutes pour point commun, la transformation », a expliqué Mme Lo N’diaye.
 
Et pour que cela soit possible, il y a des préalables, en particulier l’augmentation de la productivité des facteurs travail et capital, la capacité d’avoir un système financier qui accepte de financer les économies, de faire des sauts qualitatifs en matière de compétitivité prix et hors prix des économies et le courage politique de mettre en place des barrières douanières qui peuvent permettre de protéger les industries naissantes, a explicité le ministre.
 
« Rapporté au Togo, tous ces éléments nous montrent la voie balisée à deux niveaux, à court terme, notre Stratégie de croissance accélérée et de promotion de l’emploi (SCAPE) et à long terme la vision 2030 que nous sommes en train d’élaborer », a-t-il ajouté.
 
Ainsi, la vision Togo 2030 doit s’articuler avec l’agenda international du développement, en particulier, les Objectifs du développement durable (agenda post 2015).
 
48 pays sont classés par l’Organisation des Nations Unies (ONU) sous la dénomination PMA, ce qui leur donne le droit à diverses concessions parmi lesquelles un accès préférentiel au marché et à une croissance technique spéciale.
 
L’Afrique compte 34 PMA dont le Togo.
Telli K.

 

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