Togo : « Crise persistante de confiance entre les forces de la police et les populations »

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Un atelier sur les rapports entre les forces de police et les civils se tient hier jeudi et ce vendredi à Atakpamé pour faire l’état des lieux des rapports entre forces de police et populations civiles. Pour le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Yark Damehane ce rapport est tout simplement exécrable.
 
Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile « s’étonne » du rapport exécrable et de la persistante crise de confiance entre les forces de défense et sécurité et les populations au Togo. Il joue à l’idiot comme d’habitude puisqu’il sait très bien les causes profondes de cette situation. Au Togo, ces forces de sécurité sont exclusivement au service de l’usurpateur du pouvoir Faure Gnassingbé qui en use à son gré pour brutaliser son peuple
 
Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile « s’étonne » du rapport exécrable et de la persistante crise de confiance entre les forces de défense et sécurité et les populations au Togo. Il joue à l’idiot comme d’habitude puisqu’il sait très bien les causes profondes de cette situation. Au Togo, ces forces de sécurité sont exclusivement au service de l’usurpateur du pouvoir Faure Gnassingbé qui en use à son gré pour brutaliser son peuple | Photos ; Archives / 27avril
 
« Les rapports entre la Police et les populations sont parfois exécrables et menacés par une crise de confiance qui s’atténue ou s’empire parfois selon les moments et au gré des évènements », a déploré hier le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Yark Damehane à l’ouverture des travaux.
 
Dans son discours d’ouverture, M. Yark a déjà, lui fait son état des lieux, avant même le début des travaux. « En matière de sécurité, le baromètre des performances de nos services se trouve être le niveau de satisfaction des bénéficiaires que sont les populations (…) Malheureusement, on s’aperçoit dans la réalité qu’il existe encore un grand écart, une méfiance et des divergences profondes entre les forces de police et les populations », a décrit le ministre.
 
En conséquence, même « en cas de crime crapuleux, les nombreux appels à témoin lancés ne reçoivent pas toujours l’écho favorable escompté dans l’opinion », selon M. Yark Damehane. « Par le passé, diverses initiatives ont été envisagées dans le même but. On a même pensé qu’à travers l’organisation des journées portes ouvertes, armées-nation et que sais-je encore, on pourrait rapprocher les Forces de Défense et de Sécurité des populations qu’elles sont censées protéger », a-t-il analysé avant de tirer la conclusion que « toutes ces initiatives, malgré leurs fortunes diverses, ont montré leurs limites étant donné que la crise de confiance entre ces forces et les populations persiste ».
 
Pour inverser la tendance, la Fondation Hans Seidel a initié, en collaboration avec le ministère en charge de la Sécurité, un programme de mise en œuvre de la police citoyenne ou de proximité au Togo. Si l’atelier d’Atakpamé est essentiellement prévu pour faire l’état des lieux, un plan d’action sera aussi élaboré. C’est en tout cas ce que souhaite le représentant régional de la Fondation Hans Seidel, Ralf Wittek qui promet déjà l’appui financier pour la mise en œuvre.
 
« Vous savez ce qui distingue la France de l’Allemagne. En Allemagne, on a développé un esprit d’une culture d’un débat public. Sur tout ce qui concerne la nation, quel que soit le domaine du pays, il se crée des débats entre les acteurs concernés. Après un tel débat, il y a toujours une sorte de synthèse à laquelle tout le monde se rattache. Là-bas, en France, on va d’abord manifester. Il n’y a pas cette culture du débat. Pas que ça n’existe pas du tout, mais ça manque un peu. Par exemple, si on a gagné la Coupe du monde cette année, ce n’est pas à cause de grandes stars comme un Messi, un Ronaldo, mais tout le monde jouait pour tout le monde. Dans un état, c’est la même chose ; si la police ne marche pas, si chacun croit qu’il a plus de droit que les autres, l’Etat ne va pas se développer », a déclaré le représentant régional. La fondation Hans Seidel couvre le Bénin, le Burkina Faso, le Ghana, le Mali, le Niger et le Togo.
 
Pour contribuer au débat, la fondation a invité des officiers de police du Burkina Faso qui expérimentent depuis 2003 le concept, avec son appui. Tout comme la fondation appuie également le déploiement du même concept au Niger. Reste à savoir jusqu’où cette nouvelle initiative sera efficace au Togo.
 
Source : [17/10/2014] Maxime Domegni, L’Alternative-togo
 

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