Togo : Dapaong exige la démission des ministres « terroristes »

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Après une semaine d’accalmie, les travailleurs réunis sous la bannière de la centrale Synergie des Travailleurs du Togo (STT) se sont à nouveau réunis ce jeudi 12 mars au Centre Communautaire de Tokoin. Objectif, faire le point de leur mouvement et décider de la démarche à suivre. 72 heures de grève précédés et suivies de sit-in, c’est la nouvelle formule de la STT pour mener à bout leurs revendications.

La cour du centre communautaire de Tokoin a encore sous les chants des travailleurs togolais ce jeudi. « Nous irons jusqu’au bout du monde, Synergie ne fléchira pas », l’hymne de la STT a encore retenti haut et fort. Plus déterminée que jamais, les travailleurs togolais veulent aller au bout de leurs revendications. La circulaire rendue publique en début de semaine par les autorités en charge de l’éducation menaçant de renvoi les grévistes n’est pas pour arranger les choses. De plus, selon la Coordinatrice de la STT, Mme Nadou Lawson, la semaine d’accalmie, n’a pas vraiment servie à grand-chose, « les négociations n’ont pas du tout avancées » a-t-elle indiqué à sa base.
 
De plus la coordination a fait cas des nombreuses intimidations dont ont fait objet les points focaux de la STT. Les préfets de certaines localités du pays se sont mués en censeurs interpellant et menaçants les responsables d’établissements et les élèves à tout va. Certaines autorités sécuritaires du pays jouant sur la fibre ethnique se sont également mêlées à ces basses manœuvres notamment dans plusieurs villes de l’intérieur, selon les responsables de la Synergie. Conséquence, face à ces menaces et en réponse à la circulaire ministérielle, les enseignants de Dapaong ont marqué leur mécontentement à travers une marche au cours de laquelle la démission des ministres en charge des secteurs de l’enseignement a été demandée. Une manifestation à laquelle s’est jointe une partie de la population.
 
« Cela a été un mouvement spontané et impressionnant », a indiqué un confrère joint par notre rédaction.
L’AG qui s’en est suivie dans cette ville a décidé d’une grève sèche de 5 jours sans interruption. Une décision qui fait échos à celle de presque toutes les assemblées générales dans les autres localités du pays. Il est en outre demandé à la coordination de la STT d’adresser un courrier au Chef de l’Etat afin de solliciter une entrevue avec celui-ci pour l’informer des problèmes des travailleurs togolais « Nous voulons entendre le président lui-même » scandait les travailleurs. Finalement après concertation, la coordination lancera un mot d’ordre pour une grève de 72 heures, les mardi 17, mercredi 18, et jeudi 19, précédé d’un sit-in le lundi 16 et le vendredi 20 mars.
« Nous n’allons pas brûler toutes nos cartouches d’un coup, quand la pression sera plus forte, nous monterons en pallier » a indiqué Dr Gilbert Tsoleyanou, porte-parole de la Synergie.
 
Pendant ce mouvement, les enseignants sont priés de rester chez eux et les centres de santé notamment les CMS et les hôpitaux périphériques seront tout bonnement fermés. Durant cette période la STT indique qu’elle est toujours ouverte aux négociations. On attend de voir la réaction du gouvernement qui face à la détermination des travailleurs a jusqu’ici joué à la montre.
 
source : Canard indépendant Togo
 

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