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Flash info :: | Le coup de force électoral d’avril 2015 au Togo | Selom Klassou a représenté ce vendredi Faure Gnassingbé à l’investiture du président du Cap-Vert, Jorge Carlos Fonseca, réélu démocratiquement début octobre 2016 (officiel). | Mettre la pression pour les réformes : CAP 2015 en tournée fin août à partir de Tône (nord) | Le match amical Gabon-Togo de fin mai prochain n’aura pas lieu. | Commémoration des 56 ans d’indépendance du Togo: Faure Gnassingbé a ouvert officiellement les portes du Radisson Blu 02 février ce 26 avril 2016.



Togo : Faure Gnassingbé, en route pour le mandat de trop.

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Sans aucune surprise, Faure Gnassingbé dans un folklore de convention se fait investir candidat de son parti Unir. Alors qu’il boucle dans quelques semaines 10 ans de présidence que la hiérarchie de l’armée en ce soir du 5 février lui a donné ‘’cadeau’’ à la faveur du double coup de force institutionnel et constitutionnel puis plus tard par un holdup électoral parce que fils d’un certain Eyadema, Faure Gnassingbé qui dirige le Togo par filiation depuis lors au prix d’un millier de vies brisées s’engage dans une voie sans issue en acceptant de briguer le mandat de trop qui risque de conduire le Togo dans le mur.
 
Faure Gnassingbé fait désormais partie de ces chefs d’états qui font leur, l’adage ‘’les expériences corrigent mieux que les conseils’’. Le fils d’Eyadema qui avait toutes les chances de faire mieux que son dictateur de père s’est révélé une pire version de ce dernier avec une gestion calamiteuse du pays basée sur le clientélisme et le copinage, une gouvernance caractérisée par des violations systématiques des droits humains avec en toile de fond la pratique de la torture, une impunité à vie assurée aux auteurs de crimes pourvus qu’ils se réclament adeptes du clan au pouvoir, une instrumentalisation de la justice basée sur le bon vouloir de Faure et sa clique.
 
Faure en 10 ans de pouvoir à tous égards n’a pu faire mieux que son géniteur qui a totalisé 38 ans de règne, ni comme un homme qui tienne aux valeurs intrinsèques de l’existence, ni comme chef d’état au service de son pays. Ce ne sont pas quelques infrastructures de qualités approximatives dont les marchés sont attribués aux amis du clan dirigeant que Faure lui-même brandit comme trophées de guerre sur le vocable les réalisations de Faure qui viendraient effacer comme par magie le manque d’éthique qui caractérise la conduite du pays.
 
Un chef d’état qui n’a jamais été élu par son peuple, champion en bourrage des urnes et électronique, sans oublier son soutien aux falsificateurs de rapports institutionnels, sa promotion des tortionnaires et autres attitudes indignes n’est pas l’exemple d’un personnage vertueux qui peut présider aux destinées d’une nation.
 
La politique de promotion des médiocres au détriment de citoyens dignes et honnêtes est un drame pour le Togo et cette politique conduit inexorablement le Togo dans une voie sans issue depuis près de 50 ans.
 
« J’accepte cette investiture avec humilité » s’est fendu sans honte Faure Gnassingbé qui a manqué une ultime occasion de rentrer dans l’histoire en renonçant à cette candidature. Quand on est venu au pouvoir comme c’est le cas de Faure Gnassingbé on fait le maximum pour quitter la scène en dignité. Mais le syndrome du père a fait son œuvre et Faure Gnassingbé s’engage sur la voie périlleuse des mandats illimités qui conduisent les dirigeants entêtés à une fin de règne catastrophique.
 
Faure Gnassingbé qui est au service de la minorité qu’il fait semblant de dénoncer dans ses discours creux est uniquement au service de cette dernière dont il est à tout point de vue l’émanation.
 
A ce jour, la majorité des togolais soit près de 80% selon l’institut de sondage afro baromètre exige les réformes politiques avant la tenue de toute élection. Faure Gnassingbé n’a que faire de l’avis et du souhait du peuple togolais et prétend être le président de tous. Quelle crédibilité accordée à un chef d’état qui depuis 10 ans joue de duplicité et de dilatoire pour maintenir le Togo dans sa situation atypique avec un cadre normatif taillé pour le plaisir du père, du fils et du clan.
 
« Un politicien pense à la prochaine élection. L’homme d’Etat, à la prochaine génération ». Déclare à raison, l’américain James Freeman Clarke.
 
Source : [26/02/2015] Fabbi Kouassi
 

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Publié le 27 février 2015 dans Envoyez cet article à un ami

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