Abdou Assouma : 50 ans au service du mal et du crime !

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1969

Lorsque le 5 octobre 1990, Logo Dossouvi et Doglo Agbelenko etaient ramenés au palais de L’IN(JUSTICE) de Lomé après leur jugement du 21 septembre précédent mis en délibéré, Aboudou Assouma était déjà là. En tant que procureur de la République, c’est lui qui portait la charge contre les deux jeunes accusés « d’outrages et complicité envers les autorités. »
Ami de Yawovi Agboyibo dont il sera le vice-président à la tête de la CNDH créée en 1987 par le même Agboyibo, Aboudou Assouma fera appel aux policiers et gendarmes qui pénétrèrent dans la salle de L’IN(JUSTICE) pour frapper les populations qui manifestaient leur mécontentement de savoir que Logo Dossouvi et Doglo Agbelenko seront condamnés pour rien. Leurs avocats, Agboyibo en tête, violentés par les forces de l’ordre colonial requises par Assouma, s’adresseront à Eyadéma qu’ils ont iront voir immédiatement puis à qui ils soumettront un document intitulé « Document sur l’avenir politique du Togo » le 11 octobre 1991. C’est là le début de ce qu’on peut appeler « La République des Avocats » au Togo ou la « Prise en otage ou encore le détournement de la lutte populaire par des Avocats et autres intellectuels arrivistes » qui se nommeront plus tard L’OPPOSITION.

Depuis lors, Aboudou Assouma n’a jamais cessé de grandir dans le mal. Sans aucun état d’âme, il sert le système Franco-RPT depuis 50 ans et continuera de le faire, puisqu’en 2010 et 2015, c’est lui qui, en sa qualité de président de la Cour Constitutionnelle, proclamera Faure Gnassingbé vainqueur des élections présidentielles. En 2020, c’est le même Aboudou Assouma qui habillera la même forfaiture de la légalité et de la légitimité constitutionnelles.

Avec des gens comme Aboudou Assouma, successeur en 2007 à la tête de la cour constitutionnelle d’un autre vil personnage, Atsu Koffi Amégah, on peut dire clairement que le colonisateur a parfaitement réussi son projet visant à former dans les enclos coloniaux africains abusivement appelés Etats des « élites indigènes capables de conduire le projet colonial à son terme » en Afrique à la suite des pionniers blancs missionnaires.

Aboudou Assouma, c’est une vie entière exclusivement dédiée au crime et à l’écrasement du peuple qui l’a vue naître.

Komla KPOGLI, S.G du MOLTRA

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