Bollorégate : la Guinée s’est prononcée, le Togo reste muet

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Faure Gnassingbé et Vincent Bolloré à l’inauguration de CanalOlympia à Lomé


Le flou autour de la concession des ports de Lomé et de Conackry a finalement eu raison de Vincent Bolloré, le patron du groupe Bolloré. Convoqué ce 24 avril 20018 par la Police judiciaire française, l’industriel français a été placé en garde-à-vue, ainsi que le directeur général du groupe Bolloré, Gilles Alix, et le responsable du pôle international de Havas, Jean-Philippe Dorent.

L’affaire remonte à 2010. Havas, la filiale du groupe a assuré la communication durant la campagne présidentielle du Chef d’état togolais, Faure Gnassingbé et son homologue guinéen, Alpha Condé. Après une campagne de communication réussie et couronnée par la réélection des deux chefs d’Etat africains, le groupe a décroché en 2011 la concession de deux terminaux à conteneurs aux ports de Lomé et de Conackry pour une trentaine d’années.

Une coïncidence qui aiguise la curiosité de la Police judiciaire française, qui soupçonne Havas d’avoir surfacturé ses missions de conseils de communication pour obtenir en faveur du groupe français, la concession des deux ports africains.

Selon le journal français le Monde, une perquisition au siège du groupe en avril 2016 a permis à la justice française de mettre la main sur des documents compromettants qui fondent ses soupçons de corruption.

Depuis ce mardi matin, les réactions sont légion sur les soupçons de corruption qui pèsent sur le patron du Groupe Bolloré. La Guinée Conackry est la première à réagir par la voix du porte-parole de son gouvernement, Damantang Albert Camara.

« La concession accordée au groupe Bolloré pour le port de Conakry est strictement conforme à la loi », a-t-il informé sur Rfi.

Quant au groupe Bolloré, il affirme avoir fait les choses dans les règles de l’art. « Les prestations relatives à ces facturations ont été réalisées en toute transparence », a-t-il réitéré dans un communiqué rendu public il y a quelques heures.

Seul le gouvernement togolais reste pour le moment muet sur le sujet.

Le gouvernement togolais et le groupe français continuent d’entretenir de bonne relation. En témoigne la chaleureuse poignée de main entre le président togolais, Faure Gnassingbé et Vincent Bolloré en octobre 2017 à l’inauguration de la salle de cinéma CanalOlympia à Lomé, alors que la crise politique était à son comble.

Le flou autour de la concession des ports de Lomé et de Conackry a finalement eu raison de Vincent Bolloré, le patron du groupe Bolloré. Convoqué ce 24 avril 20018 par la Police judiciaire française, l’industriel français a été placé en garde-à-vue, ainsi que le directeur général du groupe Bolloré, Gilles Alix, et le responsable du pôle international de Havas, Jean-Philippe Dorent.

L’affaire remonte à 2010. Havas, la filiale du groupe a assuré la communication durant la campagne présidentielle du Chef d’état togolais, Faure Gnassingbé et son homologue guinéen, Alpha Condé. Après une campagne de communication réussie et couronnée par la réélection des deux chefs d’Etat africains, le groupe a décroché en 2011 la concession de deux terminaux à conteneurs aux ports de Lomé et de Conackry pour une trentaine d’années.

Une coïncidence qui aiguise la curiosité de la Police judiciaire française, qui soupçonne Havas d’avoir surfacturé ses missions de conseils de communication pour obtenir en faveur du groupe français, la concession des deux ports africains.

Selon le journal français le Monde, une perquisition au siège du groupe en avril 2016 a permis à la justice française de mettre la main sur des documents compromettants qui fondent ses soupçons de corruption.

Depuis ce mardi matin, les réactions sont légion sur les soupçons de corruption qui pèsent sur le patron du Groupe Bolloré. La Guinée Conackry est la première à réagir par la voix du porte-parole de son gouvernement, Damantang Albert Camara.

« La concession accordée au groupe Bolloré pour le port de Conakry est strictement conforme à la loi », a-t-il informé sur Rfi.

Quant au groupe Bolloré, il affirme avoir fait les choses dans les règles de l’art. « Les prestations relatives à ces facturations ont été réalisées en toute transparence », a-t-il réitéré dans un communiqué rendu public il y a quelques heures.

Seul le gouvernement togolais reste pour le moment muet sur le sujet.

Le gouvernement togolais et le groupe français continuent d’entretenir de bonne relation. En témoigne la chaleureuse poignée de main entre le président togolais, Faure Gnassingbé et Vincent Bolloré en octobre 2017 à l’inauguration de la salle de cinéma CanalOlympia à Lomé, alors que la crise politique était à son comble.
 
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