Crise au CAR : Le «dernier avertissement» des présidents fédéraux à Me Paul Dodzi Apévon


La crise qui secoue le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR, opposition) depuis quelques mois vient de connaître un nouvel épisode. Les trente-trois (33) présidents fédéraux qui avaient lancé le 18 juin dernier à la Muget, un appel au président de leur parti, viennent à nouveau d’adresser une lettre ouverte à Me Paul Dodzi Apévon.
 
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Dans cette lettre d’une page, ces présidents rappellent au premier responsable de leur parti l’obligation qui lui est faite d’appeler à un congrès, par « respect des textes du parti » au moins deux mois avant la fin de son mandat. « C’est-à-dire au plus tard le 16 août 2016, pour se tenir les 16 et 17 octobre 2016 en vue du dénouement de la crise et du renouvellement des organes nationaux », insistent-ils.
 
A défaut, ceux-ci préviennent qu’ils prendront leurs « responsabilités ». Les signataires de la lettre sont longuement revenus sur les propos qu’ils qualifient de « discourtois » tenus par leur président national dans sa dernière lettre publique. « Dans votre courrier, vous vous êtes permis de nous traiter de « machins », de « petits manipulés », de « suppôts ». (…)Vous êtes allé jusqu’à qualifier la rencontre du 18 juin 2016 d’illégal, alors que vous savez pertinemment qu’au regard des textes régissant la liberté d’expression au Togo, les membres d’un organisme qui n’approuvent pas les agissements de leur dirigeant, ont le droit de manifester leur mécontentement sans attendre l’autorisation du dirigeant concerné », fustigent les signataires de la lettre.
 
Lire l’intégralité de la lettre rendue publique par les présidents fédéraux du CAR.
 
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LETTRE OUVERTE

DES PRESIDENTS FEDERAUX DU CAR

A

MONSIEUR LE PRESIDENT NATIONAL

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Objet : Deuxième interpellation pour convocation du congrès du parti
 
Monsieur le Président National,
 
Nous voudrions vous rappeler que les Présidents fédéraux du CAR, mécontents de votre gestion de la crise que notre parti traverse depuis huit mois, vous ont adressé le 18 juin 2016, une lettre ouverte vous conviant à réunir, dans le délai statutaire d’un mois, un congrès extraordinaire en vue de dénouer la crise.
 
Nous constatons que jusqu’à ce jour, vous  ne nous avez pas répondu. Vous avez préféré adresser votre réaction au Président d’Honneur. Dans votre courrier, vous vous êtes permis de nous traiter de « machins », de « petits manipulés », de « suppôts », etc.
 
Vous êtes allé jusqu’à qualifier la rencontre du 18 juin 2016 d’illégal, alors que vous savez pertinemment qu’au regard des textes régissant la liberté d’expression au Togo, les membres d’un organisme qui n’approuvent pas les agissements de leur dirigeant, ont le droit de manifester leur mécontentement sans attendre l’autorisation du dirigeant concerné.
 
Monsieur le Président national, rien ne peut justifier de tels traitements des Présidents fédéraux sur qui repose la vie du parti sur l’ensemble du territoire national.
 
Votre mépris à notre endroit n’affecte nullement la détermination de nous les Présidents fédéraux à poursuivre nos actions pour sortir le CAR de l’impasse, surtout en cette période où, depuis votre décision d’arrêt des activités du Présidium et du Comité Directeur du parti, nous constituons le seul recours pour vous inciter à mettre fin à la crise.
 
C’est à ce titre que nous tenons à vous rappeler :
 
–          que votre second mandat ainsi que ceux des autres organes nationaux du parti arrivent à expiration le 17 octobre 2016 minuit ;

–          que vous devez en conséquence par respect des statuts du parti, convoquer, au moins deux mois auparavant, c’est-à-dire au plus tard le 16 août 2016, le congrès ordinaire du parti pour se tenir les 16 et 17 octobre 2016 en vue du dénouement de la crise et du renouvellement des organes nationaux.-
 
Nous tenons à vous signifier solennellement que si de par la persistance de votre inertie, la crise perdure et que le CAR vient à tomber dans un vide statutaire à partir du 18 octobre 2016, nous les Présidents Fédéraux, nous prendrons nos responsabilités.

 
Veuillez accepter, Monsieur le Président national, l’expression de nos salutations militantes.

 

Fait à Lomé, le 21 juillet 2016

Pour les Présidents Fédéraux

La Coordination nationale

 
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