Dankpen / Suite de l’Affaire des 75 tables-bancs bloquées


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Le juge LARE Kolani Douti classe l’affaire sans suite
 
Dans notre parution N°2039 du 1er octobre 2015, nous évoquions le calvaire des élèves de l’EPP Nagnène qui ont repris les cours dans des conditions difficiles, notamment avec des salles de classes dépourvues de tables-bancs dignes de ce nom. Alors que ces élèves, « relève de demain », comme on se plait à le dire manquent d’appui du côté de l’administration publique, 75 tables-bancs qui leur sont destinées sont laissées à la merci de la pluie et du soleil. Les ouvrages ont été littéralement séquestrés par un menuisier du nom d’Alex Nyame. Ce dernier bénéficie de la protection du préfet de Dankpen, Dadja Maganawé, et du juge LARE Kolani Douti.
 
C’est évidemment l’une des décisions de ce juge qui vaut encore de revenir sur la difficile mission humanitaire de certaines ONG dans la localité, surtout quand celles-ci sont pilotées par des hommes et femmes jugés critiques à l’endroit du régime Rpt/Unir.
 
L’Ong Monde digne de l’enfant et de la femme au Togo (Modef-Togo) a saisi d’une plainte le juge LARE Kolani Douti du Tribunal de Première Instance de Troisième Classe de Guérin-Kouka pour séquestration de biens. « Le mercredi 02 septembre 2015, nous nous sommes rendus au Tribunal. Après avoir exposé les faits, le juge a fait observer que tout client a le droit, après un devis, d’acheter lui-même les matériaux de réalisation de l’ouvrage », avions-nous rapporté. Au cours de l’audience, le juge a décidé que ce sont les menuisiers qui ont raison et que la somme de deux cent vingt mille (220 000) FCFA doit leur être versée avant que l’Ong n’entre en possession des ouvrages. Il a donc conseillé aux responsables de l’Ong « de demander un pourboire aux menuisiers et que de toute façon, personne ne dira aux financiers que le projet a coûté moins que prévu », estimant pour les justificatifs que « les reçus ne sont que de simples papiers ».
 
Il nous revient aujourd’hui que le juge dans sa décision, a estimé que « les faits tels qu’exposés par la plaignante, ne sauraient recevoir une qualification pénale ; qu’il y a donc lieu de classer sans suite ladite plainte ». Les tables-bancs sont donc avec le menuisier et les élèves qui doivent en être les bénéficiaires sont toujours dans l’attente.
 
Pour l’heure, les responsables de Modef-Togo entendent interjeter appel.
 
G.A.
 
source : Liberté Togo
 
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Dankpen, des table-bancs en souffrance

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