Dans le nord Togo, la pression jihadiste est « très forte » (président Gnassingbé)

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La pression jihadiste est « très forte » Gnassingbé, en campagne pour la présidentielle de samedi, qui a rendu visite à ses troupes déployées le long de la frontière avec le Burkina Faso.

« La menace est réelle et la pression est très forte (…) nous avons connu récemment des combats jusqu’à sept km de notre frontière », a déclaré le chef de l’Etat dans un entretien à l’AFP, alors qu’il se rendait sur des postes militaires avancés près du Burkina voisin, déchiré par les violences.

« Nous notons que les attaques (au Burkina) sont de plus en plus meurtrières, malheureusement le Bénin aussi vient de subir un coup donc cette pression là nous la ressentons chaque jour un peu plus », a-t-il ajouté.

Le président dit essayer « de tirer les leçons de ce qui se passe ailleurs, c’est pour cela que j’essaie de dire aux populations, aux leaders religieux, aux chefs traditionnels (…) qu’ils doivent aider les forces de défense et de sécurité ». Forces qui, elles, doivent « éviter les brimades, les petites corruptions qu’on voit parfois sur nos routes ».

« Notre principale richesse c’est la stabilité et la sécurité, si nous perdons cela tous nos projets de développement seront compromis et remis en cause », a-t-il également affirmé.

Le chef de l’Etat a rappelé que plusieurs arrestations avaient eu lieu ces derniers mois sur le territoire togolais.

« Des personnes ont été libérées, d’autres ont été extradées vers le Burkina Faso et le troisième groupe est sous notre main », a-t-il dit. « Les frontières sont tellement poreuses, je ne dirais pas (qu’il y a au Togo) des cellules constituées (de manière permanente) mais des éléments sûrement ».

« Il y a certainement des éléments qui sont en transit ou qui séjournent un temps et qui repartent ».

Selon des experts et des sources de sécurité, le nord des pays côtiers d’Afrique de l’Ouest est devenu vulnérable face à la stratégie d’expansion et de multiplication des fronts adoptée par les groupes islamistes armés qui prolifèrent au Mali, au Niger et au Burkina Faso voisins.

L’armée togolaise a lancé en septembre 2018 l’opération Koundjoaré dans la région des Savanes (nord) pour faire face à cette menace. Un important dispositif a été déployé tout au long de la frontière avec le Burkina Faso pour empêcher d’éventuelles infiltrations jihadistes.

Le nord du Bénin a été frappé par l’enlèvement de deux touristes français un parc animalier en mai 2019, ainsi que par l’attaque le 9 février d’un poste de police par des hommes armés.

SOURCE : AFP

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