David Dosseh : « tant qu’on ne libère pas ceux qui sont en prison, la marche continue »

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Lomé a renoué ce vendredi 5 octobre, date historique dans l’avènement de la démocratisation du Togo, avec les manifestations de rue. Le Front citoyen ‘Togo debout’ et d’autres organisations de la société civile ont déversé dans les rues de la capitale togolaise une foule. Ces Togolais ont réclamé la libération des ‘détenus politiques’.
Sur les pancartes et les affiches portées par les uns et les autres, on peut lire entre autres : ‘les forces vives de la nation disent non à l’instrumentalisation de la justice par le RPT-UNIR’, « libérez tous les détenus politiques et otages du RPT-UNIR’, « Président Faure, miliciens=groupes d’autodéfense ? Le Togo n’a plus de force de défense ?’, ‘messieurs les juges, soyez courageux et dites le droit, libérez les prisonniers politiques’, ‘libérez Joseph Eza, militant pro-démocratie arbitrairement arrêté au Togo’, ‘libérez Assiba Johnson, défenseur des droits de l’homme arbitrairement arrêté au Togo’, ‘application immédiate de la feuille de route de la CEDEAO’.
Au-devant de cette marche qui a chuté à Dzifa-Kpota, on peut remarquer plusieurs ténors de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise comme le chef de file de l’opposition, Jean-Pierre Fabre, la coordinatrice de la coalition, Brigitte Adjamagbo Johnson.
« Il s’agit d’une marche citoyenne pacifique pour dire non à tout ce que nous vivons dans ce pays. Non à la dictature, à la corruption, à la violation des droits de l’homme, non surtout à la détention arbitraire. Des citoyens togolais sont encore aujourd’hui enfermés dans les prisons de la dictature », a déclaré le premier porte-parole du front citoyen, Pr David Dosseh.
Selon lui, des mesures d’apaisement sont prônées par la CEDEAO pour qu’on puisse libérer sans délai les personnes détenues mais toujours rien et en dépit de toutes les actions pacifiques, a-t-il ajouté, le pouvoir togolais s’entête et démontre à suffisance qu’il a toujours la capacité de nuisance et de répression.
La société civile engagée a décidé de prendre ses responsabilités, prévient-il, ajoutant que cette première manifestation n’est que le début. « Tant qu’on n’aura pas libéré ceux qui sont en prison, nous n’arrêtons pas de marcher et de marteler à qui veut l’entendre qu’il est temps qu’on libère les prisonniers innocents, surtout qu’on sait qu’il y a des miliciens qualifiés de groupes d’autodéfense, vus et filmés à visage découvert aux côtés des hommes en uniforme », a-t-il relevé.
Le front citoyen ne peut pas souffrir que pendant que se déroule cette manifestation, ces personnes qui selon lui sont sortis avec des ‘armes de guerre et des machettes’, continuent ‘impunément’ de se promener au nez et à la barbe des citoyens togolais, pendant que des ‘innocents’ croupissent en prison.
Le chef de file de l’opposition a aussi expliqué pourquoi ils (les responsables de la coalition) ont choisi de s’associer à cette manifestation.
« Avant d’être acteurs politiques, nous sommes citoyens togolais. Nous appelons les populations togolaises à faire obstacle à l’arbitraire », a-t-il lancé.
Pour lui, le pouvoir de Lomé ne connaît que le langage de la résistance. Voilà pourquoi il faut que les Togolais s’associent à des manifestations massives pour lui dire leur désaccord.
Au pouvoir, il fait savoir que si le Togo veut aller à l’apaisement, toutes les personnes détenues dans le cadre des manifestations doivent recouvrer leur libération.
 
Global actu

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