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Depuis Niamey, des personnalités disent NON à un 3ème mandat en Afrique : Le Togo de Faure Gnassingbé évoqué à plusieurs reprises dans les débats

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Il ne jure que par un quatrième mandat. Faure Gnassingbé ne voit manifestement pas une vie après le pouvoir. Déjà il a lancé ses affidés sur le terrain afin de préparer les esprits. Komi Klassou, en bon illuminé, prévoitde manière éhontée une tournée dans ce sens. Alors que la longévité au pouvoir semble la règle au royaume des Gnassingbé, des personnalités et pas des moindres sont en train de réfléchir au Niger à comment limiter les mandats à deux sur le continent.  Malgré qu’il y ait eu, il y a quelques mois, un simulacre de réformes politiques limitant le mandat présidentiel, le Togo était au cœur des débats. 

Plusieurs anciens chefs d’Etats et, des constitutionalistes de renommée mondiale se sont retrouvés, du 2 au 4 octobre 2019 à Niamey, dans le cadre d’une Conférence internationale sur le constitutionalisme et la consolidation de la démocratie en Afrique. Il était essentiellement question de la limitation des mandats présidentiels à deux, et par ricochet, du rejet de troisième mandat sur le continent noir. Ces assises sont organisées par le National Democratic Institute (NDI) en partenariat avec Open Society Initiative for West Africa (OSIWA), Africa Forum et la Fondation Koffi Annan.

A cette rencontre de haut niveau, étaient présents, entre autres, Nicéphore Soglo du Benin, Goodluck Jonathan du Nigeria, Mahamane Ousmane, ancien président du Niger, ainsi que l’ancienne présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf.

Le chef de l’état nigérien MahamadouIssoufou, hôte du sommet a réaffirmé son engagement à ne pas se représenter lors de l’élection présidentielle de 2021. « Je respecterai scrupuleusement les dispositions de la République du Niger. Mon désir le plus ardent est de passer le pouvoir en 2021 à un successeur démocratiquement élu, ce sera une première dans notre pays depuis son accession à l’indépendance », a déclaré le président MahamadouIssoufou

Tout en faisant remarquer qu’en Afrique, 35 pays ont limité les mandats, 12 n’ont aucune limitation, 6 ayant aboli la limitation et 2 ayant modifié la limitation,le président du Niger a ajouté que « le peuple aspire au changement de manière périodique et la limitation de mandats lui offre cette opportunité ». Selon un participant, l’objectif de la rencontre de Niamey est d’amener les dirigeants africains, notamment ceux de l’espace CEDEAO, à éviter de modifier la constitution de leur pays pour s’éterniser au pouvoir. Un signal fort pour dissuader certains présidents de la sous-région qu’il « y a une vie après la présidence », dira le participant.

La société civile a également pris une part active dans les débats. Le retour qu’on a eu est que le cas togolais a meublé les échanges. A l’évidence, les observateurs de la situation politique togolaise sont loin d’être dupes. Ils comprennent aisément le jeu du pouvoir de Faure Gnassingbé qui veut s’offrir un pouvoir à vie, à l’image de son père qui a régné d’une main de fer sur le pays pendant plus de 38 ans. « Le Togo a été plusieurs fois cité lors des débats du sommet sur le constitutionnalisme et la consolidation de la démocratie en Afrique organisé par NDI. Et cela, que ce soit à propos de l’incapacité voire la complaisance de la CEDEAO à faire appliquer l’asrticle 1er du protocole additionnel sur la démocratie ou le fait que le pays soit l’exemple même du lien entre maintien autoritaire au pouvoir et non-respect de la Constitution. Pour Tournons la page, le Togo est un cas d’école du maintien d’un régime dynastique dans une région ouest africaine qui s’est débarrassée de ce type de régime. Rétablir ‘l’ordre constitutionnel et écouter la population est la clé pour assurer une transition démocratique et le développement du Togo », nous a confié Laurent Duarte, Coordinateur international du mouvement « Tournons la page ».

Pour rappel, le Niger se prépare à une élection présidentielle en 2021 au cours de laquelles interviendra pour la première fois, une passation du pouvoir entre deux présidents élus démocratiquement. Ce n’est pas beau ça?

Shalom A.

source : Liberté

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