Emotion et indignation unanimes de la classe politique après la mort des otages

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La classe politique française a exprimé sa grande émotion et son indignation après la mort des deux otages français enlevés vendredi soir au Niger, tout en appelant à la « solidarité » face à cette « barbarie ». Depuis la Guadeloupe où il présentait ses voeux aux Français d’outre-mer, le président Nicolas Sarkozy a assuré que la France n’accepterait « jamais le diktat du terrorisme et des terroristes », en condamnant un « acte barbare perpétré par des barbares ».
« Ce crime odieux ne fait que renforcer la détermination de la France à lutter sans relâche contre le terrorisme et contre les terroristes. Les démocraties ne peuvent pas accepter cela », a-t-il ajouté.
L’opposition a demandé à être reçue par le gouvernement pour être informée des circonstances, demande exaucée par François Fillon qui recevra les responsables parlementaires lundi à 18H00.
 
Ne réagissant que dimanche à la mi-journée, le Premier ministre a, dans un communiqué, « présenté ses plus sincères condoléances aux familles des deux jeunes Français, Antoine de Leocour et Vincent Delory, lâchement assassinés au Niger », tous deux originaires du Nord.
 
Le ministre de la Défense, Alain Juppé , se rendra lundi à Niamey pour y rencontrer « les autorités nigériennes et la communauté française ».
 
La numéro un du PS, Martine Aubry, a fait part dès samedi soir de son « immense émotion », ajoutant que « toute la lumière devait être faite sur ce drame ». « Les responsables doivent être poursuivis, arrêtés et jugés », a-t-elle lancé.
François Hollande (PS) a jugé « légitime et même nécessaire que les forces françaises contribuent à retrouver nos jeunes ressortissants ». Il a assuré de la solidarité de l’opposition et réclamé une « concertation permanente ».
« Sur ce combat-là contre le terrorisme, le fanatisme, le banditisme aussi, parce que tout se confond, il faut être implacables et unis », a-t-il souligné, demandant « des échanges et des informations » avec le gouvernement.
Même souhait du président du MoDem, François Bayrou, qui a demandé que le gouvernement et le président Sarkozy réunissent les responsables politiques. « Ce serait une manifestation concrète de la mobilisation générale qui s’impose en face de cette barbarie », a-t-il ajouté.
 
« Au-delà des clivages politiques face à un drame comme celui-ci, nous sommes tous unis », a dit Ségolène Royal (PS), tandis que le sénateur PS Robert Badinter a jugé que le président Sarkozy avait « dit ce qu’il fallait dire ».
La mort des deux otages « endeuille tout le pays », a déploré le patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault, en souhaitant que « la représentation nationale soit informée ».
 
Le Parti communiste a exprimé dès samedi soir « son indignation », assénant qu' »aucune cause ne peut justifier cette forme de terrorisme ». Pour le PCF, « après l’exécution de Michel Germaneau (l’été dernier), c’est un nouveau drame qui rappelle aux autorités françaises la responsabilité de tout faire pour obtenir la garantie de la vie sauve et la libération de tous les autres otages français ».

 
Le président du PRG, Jean-Michel Baylet, a appelé le gouvernement à « renforcer sa coopération avec les pays du Sahel pour assurer la sécurité de nos ressortissants et garantir la stabilité de ces pays ».
A droite, le président de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan, a demandé « l’audition rapide » d’Alain Juppé par la commission de la Défense de l’Assemblée nationale, jugeant que « la France paie au prix fort son alignement sur les intérêts américains et la politique de l’Otan ».
 
Nathalie Kosciusko-Morizet (Ecologie), a dénoncé pour sa part « des actes de guerre » perpétrés par des « terroristes ».
source:AFP

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