Etat d’urgence sanitaire décrété Qu’en reste-t-il à présent ?

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FEG | Infog : RT

Parler de l’état d’urgence sanitaire décrété au Togo, il y a plus de deux mois, revient d’une part à faire un état des lieux sans complaisance de cette période à tous les niveaux et de l’autre à définir les paramètres qui vont soutenir ce progressif retour à la normale.

Aujourd’hui, la pandémie semble être sous contrôle grâce aux efforts consentis par tous. L’état d’urgence sanitaire décrété a su contenir des velléités. Quand on sait la propension des Togolais à vouloir faire la fête, il n’aurait pas l’ombre du petit doute que les contaminations n’aient pas flambé. Les décisions qui ont été prises ont permis à notre pays d’être parmi les meilleurs en termes de gestion efficiente de la pandémie. D’ailleurs, l’OMS a eu à saluer le remarquable travail fait pour contenir le coronavirus.

Cette situation d’état d’urgence sanitaire est une première dans notre pays et ce n’est pas aussi évident que les mentalités l’intègrent aussi facilement dans le vécu quotidien de tous les Togolais. Mais, avec l’approche pédagogique, tout s’est passé au mieux. Les populations ont pu vite comprendre qu’il y avait péril en la demeure et c’est de par la discipline dont elles auraient fait montre que dépendrait leur survie. Certes, tout n’a pas été parfait mais la peur de choper le virus et d’en mourir bêtement aurait créé cette sagesse dans le comportement chez bon nombre de nos compatriotes. L’autre poil retrouvé dans la soupe a malheureusement été les bavures policières observées qui ont écorné l’image de nos hommes en treillis. Certains, pour des raisons qui leur sont propres, ont exagéré dans leur gestion des patrouilles nocturnes avec coups et blessures et parfois même des morts d’hommes. Pour ces ratés observés, les responsabilités étaient partagées car d’un côté, certains soldats de cette force mise en place pour la pandémie ont fait montre d’un zèle débordant. Et pour les populations, certains ont voulu être en mode défiance avec, à la clé, l’indiscipline affichée dans le respect des dispositions mises en place. Pour faire des omelettes, il faudrait absolument casser les œufs, mais, il y a lieu de remarquer que le bon sens et la raison ont fini par triompher de certaines passions morbides. Le pire a été évité, la pandémie est sous bon contrôle et c’est ce qu’il faut remarquer ; c’est tout ce qu’on pouvait souhaiter à notre pays.

Le plus dur, le plus éprouvant pour les nerfs a semblé être derrière nous avec le retour progressif à la normale observé. Il ne faudrait surtout pas assimiler la levée de ces mesures de restrictions à la fin du coronavirus. Il faut que le gouvernement veille à ce que les interprétations ne s’observent dans nos comportements pour retomber dans une situation qui va faire le nid des contaminations. Oui, le port des masques est obligatoire à tous les niveaux, mais cela doit être accompagné d’une sensibilisation très poussée pour que le retour progressif à la vie normale ne soit pas le coup de sifflet donné pour la bamboula. Nous tous Togolais sommes embarqués dans le même navire et de l’inadvertance comportementale dépendra le péril de tous. Alors, observons toujours les mesures barrières, ayons les bons réflexes avec le port en tout temps et en tout lieu de la bavette. Notre sérieux, notre rigueur et notre discipline seront les seules garanties de notre survie par rapport au mal.

La Rédaction

Source : Le Soleil N° 459 du Vendredi 12 Juin 2020

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