Faure avait vu juste, l’âme de son pouvoir n’est plus depuis le 9 janvier 2013


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Lorsque le 10 janvier 2013, il s’était empressé d’aller sur les cendres du marché de Kara pour exprimer sa compassion aux femmes sinistrées par le sauvage incendie, le Président de la République, Faure Gnassingbé avait formulé une phrase très révélatrice.

« Avec ces incendies, c’est l’âme de la ville qui vient de s’envoler ».

Et, deux jours plus tard, l’âme de la ville de Lomé, de la capitale du Togo, elle aussi s’envolait. Ce fut alors le point de départ de tant de divagations judiciaires, d’errances politiques, d’actes immoraux et insoutenables au sommet de l’Etat.

En clair, ce qu’il faut comprendre, c’est que les incendies des marchés de Lomé et de Kara ont emporté purement et simplement l’âme du pouvoir que Faure Gnassingbé est supposé incarner.

Il ne saurait en être autrement, car ceux qui connaissent bien les pratiques dans nos mœurs et coutumes savent, que pour rien au monde, l’on ne saurait brûler le grenier même de son pire ennemi.

Le marché constitue l’âme de tout un peuple, le lieu par essence où tout le monde se retrouve et s’approvisionne sans calculs partisans, sans calculs d’intérêts, sans calculs politiques. Mêmes les fous savent que le marché revêt quelque chose de sacré et lorsque vient le jour de son animation, il s’y dirige sans doute pour trouver sa part de provision.

Qui brûle donc un marché, brûle naturellement le grenier de toute une ville, l’âme de tout un peuple. Il faut être réellement inculte pour poser un tel acte aussi sauvage qu’idiot. Si l’objet d’un tel acte ignoble était de nuire à une quelconque couche sociale ou à un bord politique, il faut juste dire que le coach a été littéralement raté.

L’incendie des deux plus grands marchés du Togo a ceci de symbolique qu’il a littéralement emporté l’âme même du pouvoir qui nous régente. Que personne ne s’étonne du niveau calamiteux et pitoyable de tâtonnement, de fourvoiement, d’errance et de divagation permanente que l’on observe au quotidien dans la gestion des affaires du pays.

Sans doute qu’en posant un acte aussi lâche que cruel, les auteurs et commanditaires de ces incendies ignoraient royalement l’ampleur des effets collatéraux qu’une telle idiotie pouvait avoir l’avenir du pays. Aujourd’hui l’on est devant le fait accompli, plus rien ne va encore à la tête du Togo.

Tous ceux à quoi les détenteurs du pouvoir touchent se vouent d’emblée à l’échec. Tout se fait dans la douleur et de façon laborieuse. Le pays est comme plongé dans une léthargie et une torpeur incompréhensibles.

Et curieusement, l’on observe, un an après ces incendies que ce sont les souris de la même maison qui ont commencé à se manger entre elles et justement cela ne fait que commencer !

La méfiance est à son comble et la tension entre les ténors du régime est plus que jamais à son paroxysme entrainant littéralement le pouvoir dans une chute inévitable.

Pour sauver les meubles, il faudra impérativement et sans contour, projeter de la lumière sur les auteurs et commanditaires de ces incendies avant de chercher à poser un quelconque acte de dédommagement à l’endroit des victimes.

Toute autre démarche contraire ne serait rien d’autre qu’une navigation à vue qui ne saurait calmer ni le courroux des victimes encore moins celui des forces de la nature.

 
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