FNFI : Pas de répit pour Victoire DOGBE


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Les Institutions de Micro Finances (IMF) impliquées dans le fonctionnement de FNFI menacent d’ouvrir la boîte à Pandore sur la réalité des problèmes si la ministre en charge ne cesse de tronquer grassement la vérité dans une propagande malsaine.
 
D’après plusieurs informations qui circulent et qui volent au secours d’une bévue financière qui a enrichi vachement la ministre Dogbé et ses proches, le Fond national de Finance Inclusive se porterait bien, comme Le pont neuf. On annonce même plus de 99% de remboursement.
 
Une magie, sans doute qui vient contredire la déclaration, il y a quelques semaines seulement, dans le Kloto où la ministre se plaignait ouvertement des difficultés de remboursement. Elle invitait à ce propos les préfets et les CB à user de la pression pour faire rembourser les 99,99% de personnes qui ont fait les prêt et qui ont disparu avec : « Ou bien c’est Madame Dogbé qui n’est pas au courant de la réalité, ou bien ses collaborateurs refusent de reconnaître les faits. Le FNFI nous a ruiné et a affecté négativement le bilan d’exercice de nos institutions… mais nous y sommes soumis par la pression politique, un rapport édifiant est en en cours pour exposer
 
les faits » nous a confié un responsable de l’association des micro finances du Togo.
 
Chez les bénéficiaires, la situation est encore plus regrettable : « La formule pour nous faire le prêt n’est pas conforme à la réalité, c’est pourquoi nous n’en avons pu rien faire de concret… ceux que vous voyez à la télé vanter les mérites du FNFI n’ont pas financé leurs activités avec les fonds FNFI, c’est du bluff… » a déclaré Senam S. qui se plaint d’être poursuivie alors qu’elle n’a même pas encore fini d’investir le prêt.
 
Malheureusement, la mauvaise habitude que le Chef de l’Etat reprocherait à sa Directrice de Cabinet de se servir des fonds publics pour défendre des causes privées au mépris de la vérité et en fonction de ses intérêts comme dans la gestion de l’arrestation de Kodjo Menan, ne change pas.
 
Les regards sont donc rivés sur les questions orales auxquelles devrait répondre la Ministre prochainement devant les députés sur le FNFI.
 
Elle devrait expliquer assez clairement la situation des prêts et des remboursements des bénéficiaires, le niveau de remboursement et de la satisfaction des IMF et le fossé entre le montant investi et le budget déclaré ; et les trous qui se trouvent dans la comptabilité.
 
Autant de questions qui ne donnent pas de répit à la ministre du développement à la base déjà secouée aussi dans la gestion reprochable du PUDC et en conflit avec le Directeur Général du FNFI, lui présenté comme une marionnette dans cette nébuleuse financière.
 
Alfredo Philoména
 
source : L’Indépendant Express