faure-hollande
 
L’audience tant attendue par l’entourage du Président de la République du Togo entre Faure Gnassingbé et François Hollande à Bruxelles n’a finalement pu avoir lieu. Pour l’instant, nous n’en connaissons pas les raisons.
 
Mais de mauvaises langues rapportent que le Président français se serait rétracté à recevoir le chef de l’Etat du Togo après avoir appris la mort en prison d’Etienne Yakanou, membre de l’ANC, incarcéré depuis janvier dans le cadre de l’enquête sur les incendies qui ont ravagé les deux plus grands marchés du Togo.
 
Les Blancs n’ont pas bien compris pourquoi et comment, par négligence ou par pur cynisme on peut refuser d’accorder des soins adéquats à un détenu qui finit par rendre l’âme dans des conditions aussi dramatiques que celles d’Etienne Yakanou alors que sa culpabilité dans cette affaire est loin d’être établie.
 
Si cette raison se révélait vraie, elle prouvera à suffisance que la France qui, sur demande du gouvernement togolais, avait dépêché deux experts pour enquêter au Togo sur les causes de ces incendies, est définitivement convaincue que l’incendie des marchés ne vient pas de l’opposition togolaise, surtout que le rapport établi à cet effet, indiquait clairement que la substance utilisée était du Kérosène, carburant hautement sécurisé dans les soutes dans les deux aéroports au Togo.
 
Rien ne saurait pardonner cette négligence et ce cynisme qui ont conduit à la mort d’Etienne Yakanou.
 
Qu’à cela ne tienne, le fait que pour une fois encore, Faure Gnassingbé ait encore fait le tour du monde (CAP, News-York, Bruxelles) sans avoir eu à rencontrer un seul chef d’Etat en exercice du monde, est assez inquiétant.
 
Ceux qui ont suivi les différents reportages qui ont été faits soit par la télévision nationale soit par le site officiel republicoftogo.com sur ce périple de Faure Gnassingbé ont dû se rendre compte que le Chef de l’Etat du Togo est plus que jamais isolé de par le monde.
 
Si au CAP, il a pu rencontrer son homologue sud-africain, Jacob Zuma qui lui a fait l’insigne honneur de le recevoir, ce n’est malheureusement pas le cas dans les autres pays visités par Faure Gnassingbé.
 
Difficile de comprendre qu’à News York où il a présidé pour la deuxième fois en un an, les travaux du Conseil de sécurité des nations unies, il n’ait pas été reçu par Barack Obama ou du moins que John Kerry, le nouveau chef de la diplomatie américaine n’ait pas fait le déplacement de ses appartements pour ne serait-ce qu’une visite de courtoisie alors même que la lutte contre le terrorisme, thème de l’audience du Conseil de sécurité que Faure Gnassingbé a présidée, tient particulièrement à cœur aux Etats-Unis.
 
La même observation se fait à Bruxelles où, aux côtés de plus de 10 chefs d’Etats, le Président de la République du Togo a pris « activement » par au sommet de mobilisation des fonds pour la construction du Mali.
 
Il n’a eu de rencontre avec aucun des Chefs d’Etat présents. L’on retiendra qu’il n’a été reçu que par le président de la commission de l’Union Européenne, Josée-Manuel Barroso et quelques cadres de l’Union Européenne.
 
Même le président malien Dioncounda Traoré, n’a pa daigné rencontrer Faure Gnassingbé pour lui exprimer sa reconnaissance après l’envoi par le Togo de plus de 500 soldats qui sont en train actuellement de s’activer pour maintenir la sécurité dans les villes du nord du mali.
 
Et pourtant, Faure Gnassingbé s’est rendu en Belgique non pas seulement en tant que Président du Togo ayant envoyé un nombre consistant de soldats au Mali, mais surtout aussi en qualité de Président en exercice de la conférence des chefs d’Etat de l’UEMOA dont le Mali fait partie intégrante.
 
Qu’avons-nous fait pour mériter ce triste sort ? Qu’a fait Faure Gnassingbé pour qu’il soit autant snobé par la Communauté Internationale ?
 
Peut-être que s’il y avait le Premier Ministre Israélien à ces assises de Bruxelles, lui au moins aurait pu nous sauver la face. Malheureusement lui non plus n’était sur les lieux.
 
En réalité, l’isolement du Togo ne date pas d’aujourd’hui. Même le Président iranien qui était récemment au Bénin avait soigneusement évité le Togo pour ensuite atterrir au Ghana puis au Niger sans pour autant marquer ne serait-ce qu’une escale technique dans notre pays alors que dès sa prise de pouvoir, Faure Gnassingbé avait eu la courtoisie d’aller en Iran pour négocier des accords bilatéraux entre le Togo et l’Iran. C’est, pour ainsi dire, une grande honte pour notre pays.
 
Et depuis un bon bout de temps, Faure Gnassingbé lui-même a très peu d’occasion pour rencontrer ses homologues africains.
 
Ses récents voyages éclairs au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire étaient destinés à exposer les problèmes auxquels il fait face au Togo et solliciter les conseils de ses pairs.
 
Que se passe-t-il réellement au sommet de l’Etat togolais ? Le président de la République lui-même et ses collaborateurs se rendent-ils compte au moins de cet isolement ?
 
Il faudrait qu’ils se posent de bonnes questions pour ensuite chercher de bonnes solutions afin de donner une chance au Togo et aux Togolais de se faire valoir sur l’échiquier international.
 
Lu sur www.togoinfos.com
 
 

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