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La jeunesse de la CDPA inquiète « L’heure est grave ! Nous n’avons plus le choix »

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Le Conseil National de la Jeunesse socialiste CDPA (CNJS/CDPA) observe avec amertume que la lutte pour la démocratie que le peuple togolais a commencée depuis le 5 octobre 1990 et a relancée le 19 août 2017, s’éloigne trop de son objectif qui est l’alternance pacifique et par conséquence de la démocratie apaisée.

Cette longue lutte nous a coûté trop cher en vies humaines dont beaucoup à fleur de l’âge, en personnes blessées dans leur chair ou esprit, incarcérées injustement dans les sordides prisons, exilées forcées. Malgré le lourd tribut payé par les togolaises et les togolais, nous ne devons pas céder au découragement, en nous réfugiant derrière nos intérêts égoïstes qui nous amènent à opter pour un repli sur soi. Nous ne devons pas oublier que le Togo est un bateau dans lequel nous sommes tous embarqués ; s’il coule, personne ne sera épargné.

Le CJNS/CDPA, convaincu que nos efforts au pays comme dans la diaspora ne sont pas vains, invite les togolais et togolaises en général et la jeunesse togolaise en particulier à rester toujours debout pour mettre fin à ce régime plus que cinquantenaire.

La libération de notre Togo est possible malgré les difficultés et pour ce faire, chacun de nous doit faire sa part.

Le CJNS/CDPA saisit cette opportunité pour lancer un appel aux partis politiques, aux organisations de la société civile et partant à tous les togolais, particulièrement à la jeunesse, afin que nous taisions nos différends pour fédérer nos forces, énergies et moyens dans une dynamique unitaire, la seule capable de venir à bout de ce système et de faire régner la démocratie sur la terre de nos aïeuls.

Pour amener le Chef de l’Etat à renoncer à postuler de lui-même à un 4e mandat ouvrant ainsi la voie à la démocratie, via l’alternance, nous sommes condamnés à mettre en parenthèse nos aspirations légitimes à compétir en rang dispersé lors de ces élections présidentielles de 2020 et à rassembler nos forces derrière un candidat, avec qui nous formerons une force populaire qui imposerait pacifiquement mais énergiquement une transition démocratique.

Nous le devons à nos morts, nos blessés, nos détenus et nos exilés. C’est aussi la seule manière de contourner les pièges que nous tend déjà ce régime en démarrant le processus de révision électorale au lieu d’un véritable recensement et en annonçant le vote de la diaspora probablement chapeauté par le Haut conseil de la diaspora aux bottes du régime.

L’heure est grave ! Pour que notre héritage commun, le Togo, connaisse enfin la démocratie, nous n’avons plus le choix. Ressaisissons-nous !

Fait à Lomé, le 21/10/019

Pour le CNJS/CDPA

Le 1er Coordonnateur Adjoint

AMENOU Y. Awodé

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