La vague des évacuations sur la France se poursuit : Après Ahoomey-Zunu, Dahuku Péré, Angèle Aguigah, c’est le tour du Contre-amiral Fogan Adégnon et son épouse d’être évacués

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Le Contre-amiral Fogan Adégnon, le plus catholique des barons du système UNIR serait mal en point, très mal en point. Pour ceux qui ne le savent pas, Fogan Adégnon est l’homme le plus heureux de la République sous les Gnassingbé. On ne sait pas ce qu’il a fait ou ce qu’il continue de faire pour le « petit » pour être récompensé de la sorte (sic).

L’homme est Directeur général du Port Autonome de Lomé, Président de la Délégation spéciale de la ville de Lomé (Maire), Président du Conseil d’Administration de la SOTRAL, membre du Conseil d’administration de l’EPAM (Etablissement public autonome de gestion des marchés), et du Conseil d’administration du CHU-SO. Tout ça pour un seul homme déjà admis à la retraite dans l’armée pendant que les jeunes diplômés sont contraints de faire du bénévolat dans le fameux PROVONAT de dame Victoire Tomegah-Dogbé.

Fogan Adégnon, c’est le plus grand cumulard de la République. Mais le cumul aussi peut être dangereux pour la santé, surtout lorsqu’on est septuagénaire. Le Contre-amiral est en train de faire les frais d’une activité trop intense. Très mal en point, il a été rapidement évacué sur Paris il y a six jours par un vol qui a transité par Amsterdam. Ceux qui l’ont aperçu dans l’avion parlent d’un homme totalement inconscient et méconnaissable. A l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, il a été récupéré par une civière et placé dans une ambulance pour un centre hospitalier inconnu.

Pour l’heure, on ne sait pas de quoi l’homme souffre. Mais selon des sources proches de sa famille, l’épouse de Fogan Adégnon, elle aussi malade, avait rejoint la France une semaine avant le malaise de son mari. En d’autres termes, c’est le couple Adégnon qui est actuellement hospitalisé en France.

On ne peut que leur souhaiter une bonne guérison, mais cette vague d’évacuations repose l’épineuse question des structures sanitaires dont dispose le Togo. Les praticiens hospitaliers ont tiré la sonnette d’alarme en vain ; les gouvernants ont toujours fait la sourde oreille, préférant gaspiller les maigres ressources de l’Etat dans des escapades.

Aujourd’hui pour un simple malaise, on se trouve obligé de prendre l’avion pour six heures de vol et parfois plus, pour se faire soigner en France. Cinquante ans après les indépendances, nul ne peut se réjouir de cette situation. Et c’est bien dommage.

 
Mensah K.
 
L’Alternative Togo
 

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