Le conseil de Kpatcha plaide la clémence du chef de l’Etat


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© togoactualite – Depuis que le plus connu des prisonniers politiques du régime togolais a été transféré au pavillon militaire du CHU Sylvanus Olympio c’est sans poser de désagréments aux pensionnaires de cet hôpital. Les patients, leurs accompagnateurs et mêmes les médecins ont toutes les peines du monde d’accéder à ces lieux.
 
En effet, dans la nuit du mardi à mercredi, Kpatcha Gnassingbé a été extrait de la prison civile de Lomé pour le CHU SO de Lomé. Depuis plusieurs semaines, la presse locale avait alerté l’opinion sur la dégradation de l’état de santé de l’ancien ministre de la défense. Mais au lieu que les autorités se pressent sur ce cas de maladie, elles se sont contentés de dire que la presse en fait trop jusqu’à la situation s’est empirée. Un mépris qui s’apparente à un désir de laisser le malade dans cette situation pour que mort s’en suive. Il n’est pas un secret pour personnel que c’est en pareil situation que Yakanou dont le cas n’est pas grave que celui du député Kpatcha a rendu l’âme.
Mais quand finalement les autorités se sont finalement décidées à faire suivre des soins à Kpatcha, c’est une opération commando cagoulées qui a été envoyée sur les lieux nuitamment pour l’extraire.
 
Et depuis lors, le CHU est quadrillé par les éléments des FAT qui filtrent les mouvements de tout ce qui vont dans ce centre. Même une jeep est positionnée à quelques mètres de l’entrée de l’hôpital à tel enseigne qu’on se demande si on a besoin de tout ça là pour le traitement d’un citoyen.
 
Le chef de l’Etat qui a été insensible dès le début de la maladie de son jeune frère s’est finalement résolu à envoyer Kpatcha à l’hôpital de Lomé et a autorisé que le médecin de Kpatcha et son médecin personnel Dr Badjona le suive à l’hôpital.
 
Pendant ce temps le conseil de Kpatcha vient à nouveau de saisir le chef de l’Etat en vue d’une mesure de clémence à son endroit. Reste à savoir si le chef de l’Etat qui a déjà refusé une demande fait dans ce sens auparavant accédera finalement à cette requête. Tout ce passe comme si le chef de l’Etat est décidé à en finir avec son demi frère d’ailleurs la preuve a été donnée lorsque le bataillon militaire s’est rendu au domicile de Kpatcha dans la nuit du 12 au 13 avril 2009 c’est avec consigne de le tuer, n’eut été l’arrivée du commandant Rock Gnassingbé on parlera aujourd’hui de Kpatcha au passé.
 
lomévi (www.togoactualite.com)
 

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