samedi 27 février 2021

Les dossiers Kpatcha Gnassingbé et Pascal Bodjona refont surface


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Alors que la préfecture de la Kozah entre-temps secouée par les arrestations de Kpatcha Gnassingbé et Pascal Bodjona, vibre sereinement au rythme des « Evala », les dossiers de ses deux fils de la préfecture d’origine du Chef de l’Etat, refont surface de façon insistante. La cause, la nouvelle d’une dégradation de l’état de santé de Kpatcha Gnassingbé.
 
Du coup, c’est en direction de Faure Gnassingbé que les regards sont tournés, pour des dossiers que le pouvoir tente vainement de faire passer pour des affaires exclusivement de justice. Si l’ancien Ministre de la Défense nationale a lui, été condamné en septembre 2011 à 20 ans de réclusion criminelle, Pascal Bodjona qui va bientôt boucler un an de détention après avoir une première fois croupi sept mois durant dans les locaux de la gendarmerie nationale, attend toujours son jugement.
 
Dans les deux cas, la quasi-unanimité est faite sur le caractère arbitraire de leur détention. La Cour de justice de la CEDEAO a qualifié d’ « inéquitable » le jugement au terme duquel Kpatcha Gnassingbé a été condamné. L’instance communautaire a relevé la violation des droits de l’homme dans cette affaire et ordonné la remise en liberté de l’ancien député de la Kozah, ainsi que ses compagnons torturés lors de leur détention préventive dans cette affaire.
 
Dans un avis émis en septembre 2014, le groupe de travail des Nations unies sur les détentions arbitraires a demandé à la République du Togo de libérer ceux qui étaient encore en détention dans l’affaire dite de « tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat », dans laquelle Kpatcha Gnassingbé a été condamné. Aujourd’hui, c’est au tour de ses avocats de tenter à nouveau, d’obtenir sa libération provisoire, pour aller se soigner.
 
Et pour cause, de source proche du dossier, Kpatcha Gnassingbé est souffrant depuis un moment. « Il ne se déplace qu’à l’aide de béquilles », confie un membre de sa famille qui ajoute qu’il a besoin de suivre des soins urgents. Deux de ses avocats viennent de saisir le Garde des Sceaux, Ministre de a justice, à cet effet.
 
Demi-frère de Faure Gnassingbé, Kpatcha Gnassingbé, ancien ministre de la Défense de 2005 à 2008, a été arrêté en 2009 avec une trentaine de personnes civiles et militaires pour tentative atteinte à la sûreté de l’Etat.
 
Si aucune alerte n’est donnée à propos de la situation de l’ancien Ministre de l’Administration territoriale du côté de la prison de Tsévié, son cas ne créé pas moins de malaise du fait des circonstances controversées du dossier dans lequel il est en placé en détention. « Affaire d’escroquerie internationale », c’est ainsi qu’est libellé à l’initiative d’une plainte d’un homme d’affaires émirati, le dossier dans lequel seul Pascal Bodjona, cité au départ comme témoin, reste en détention. Comme dans le cas de Kpatcha Gnassingbé, la mise en liberté de l’ancien Directeur de cabinet de Faure Gnassingbé, a été recommandé par l’instance judiciaire de la CEDEAO.
 
« Le premier (Ndlr : Kpatcha Gnassingbé a été lourdement condamné pour 20 ans. Le second (Ndlr : Pascal Bodjona) n’a pas été condamné mais détenu illégalement et abusivement. Malgré les condamnations de ces violations des droits humains par la Cour internationale de justice de la CEDEAO et par l’ONU, l’Etat affiche un mépris ostentatoire et persistant à l’égard de ces institutions internationales », souligne Nicolas Lawson dans une lettre adressée aux diplomates accrédités auprès du Togo.
 
Dans l’intérêt de la justice et de la paix social, le Chef de l’Etat doit œuvrer en faveur de la libération de ces deux personnalités. C’est aussi une des attentes dans le processus de réconciliation nationale, que prône le pouvoir.
 
source : Canard.fr
 

Les + Commentés 1

  1. Barkissa says:

    L’Etat n’existe pas parceque nous aussi citoyens nous avons abdiqué du coup il n’existe que seul le leucémique-president à vie qui a droit de vie et de mort sur nous tous donc M. Lawson a parfaitement raison à plus de 100% sauf à mon humble avis il devrait plutôt dire: le leucémique-president à vie affiche un mépris ostentatoire et persistant à l’egard de tous y compris de ces institutions internationales.
    Ce n’est pas les liberer qui pose probleme mais C’est l’instinct de peur permanent conjugué à celui de honte qui font que le leucémique-president à vie prefere garder ces deux alliés d’hier(ces 2gangsters ont fortement contribué à assoir ce pouvoir assassin non seulement depuis le farfelu general mais aussi celui du leucémique à partir d’Avril 2005; j’ai vu personnellement sur le boulevard Jean Paul 2, ce kpatcha dans une hummer noire en cagoule faire la chasse des manifestants contre le hold up electoral.Quant à l’autre delinquant, il s’y connait dans le Hacam)toujours en geôle.Justice ou institutions nationales ou internationales, tout est comedie,le leucémique-president à vie s’en moque eperdument, il est maître des âmes de nous tous parceque nous avons abdiqué même nos droits les plus elementaires entre ses mains par lachété et resignation.

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