samedi 27 février 2021

Les enseignants engagent un bras de fer avec Maganawè : une nouvelle grève de 48 h à partir de jeudi

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Le ministre Florent Badjam Maganawè va-t-il licencier les enseignants qui vont observer la grève de 48 h qui débute ce jeudi ? La question mérite d’être posée car on se rappelle qu’annonçant la réouverture des écoles après leurs fermetures pour raison de grève, le ministre avait fait accompagner la décision de réouverture par un communiqué d’un ton menaçant.
« Les enseignants qui ne reprendront pas les cours seront considérés comme démissionnaires », avait-il écrit dans ce communiqué.

En lançant de nouveau la grève, les enseignants font fi de cette menace et veulent ainsi engager un bras de fer avec leur ministre. Vu l’intransigeance des uns et des autres, on ne sait jusqu’où ce bras de fer peut aller.

Cette nouvelle grève, la troisième depuis la rentrée a été décrétée par les enseignants du Togo à l’issue d’une assemblée générale tenue ce samedi. Réunis en assemblée générale, les enseignants ont décidé de reconduire la grève qu’ils ont entamée depuis la rentrée et qui avait entre-temps entraîné la fermeture des écoles.

Depuis la réouverture des écoles, aucune discussion sérieuse n’a été engagée entre enseignants et gouvernement. Ce dernier se contente seulement de dire que les contraintes budgétaires ne lui permettent de faire une nouvelle proposition à part la prime unique de 10 000 F et 8 000 F qu’il a consenti à donné aux enseignants des catégories A et B, C, D. Au cours de l’AG, les enseignants ont accepté cette prime unique du gouvernement à condition d’une revalorisation de 40% de sa base indiciaire pour 2015. Pour l’instant aucune réponse du gouvernement.

« Aucune solution n’a été trouvée mais les écoles ont été ouvertes quoique aucun accord n’ait été trouvé entre le gouvernement et les enseignants sur le contentieux. Au lieu de trouver des solutions, ils ont organisé des tournées nationales. La grève est pour le moment notre seule arme », a déclaré Akéta Abalo, le rapporteur de l’USET, un des syndicats de base du secteur de l’éducation.

Pour les enseignants, les cours des deux jours de grèves seront considérés comme faits. C’est cette décision qui avait fait sortir les enfants dans les rues l’année dernière et c’est ce que redoutait le gouvernement en fermant les écoles.

 
lomévi (www.togoactualite.com)
 

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