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LIBRE OPINION :Pseudo-problèmes de chefferie à Aného : L’inventaire de l’héritage historique s’impose désormais…

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Depuis quelques temps, une polémique bien orchestrée et entretenue par Nana Anè est distillée au sein de la communauté nationale pour déshonorer le Peuple Guin, le Palais Lolan, la Famille Royale Lawson et ses Alliés. Le comble, c’est cette conférence de presse organisée le samedi 20 juin à Aného où il a annoné des contre-vérités historiques qui méritent des réponses. Mais, précisons tout de go que le Professeur Magloire Kuakuvi qui s’est présenté lors de cette conférence de presse comme un Professeur d’Histoire n’en est pas un : il est plutôt enseignant de philosophie.
 
Quant aux sieurs Valentin Quam Sodji, co-propriétaire de l’Hôtel St Fabrice, Kué Sipohon Gaba, ancien juge à la retraite et Abel Komlan Zokpodo, employé à la BCEAO, ils restent et demeurent des cas isolés de « dignitaires » affidés et assujettis à ce roi dont le déficit de légitimité dépasse son royaume. Aujourd’hui, il est plus qu’important de faire l’inventaire de l’héritage historique de cette ville tricentenaire, et surtout de restituer les vérités et de situer les responsabilités. Et pour commencer, il serait utile de connaître Nana Anè, celui qui aujourd’hui, pour des desseins inavoués mais trop tôt perçus par sa famille, son clan et les populations d’Aného, veut s’ériger et s’imposer comme un grand chef auquel l’on doit se soumettre, en se proclamant ensuite seul et unique roi légitime d’Aného, et lorgner après vers le fauteuil du président des chefs traditionnels du Togo pour assouvir ses ambitions personnelles. La Communauté Adjigo est un clan ami et frère avec lequel les Akagban et toute la communauté Guin partage aujourd’hui les mêmes valeurs de respect mutuel, de dignité et d’honneur de leur histoire commune, mais force est de constater que leur « fils et frère » Nana Anè qui s’est accaparé du trône Adjigo, veut sortir les cadavres des placards. Que les Adjigo, et ils sont nombreux ceux et celles qui l’ont désapprouvé depuis son intronisation, trouvent ici notre gratitude et notre profond respect. L’inventaire de l’histoire nous oblige à remettre dans les plus brefs délais ce roi à sa place, dans sa famille, dans sa communauté et dans le royaume Guin.
 
1-Qui est au fait Nana Anè ?
 
Disons-le tout de suite, Nana Anè est un braqueur de trône ! De son vrai nom Marc Stéphane Ahlonko Bruce, Nana Anè est inconnu dans sa propre famille Bruce. Il a fallu ses déboires avec feu Général Gnassingbé Eyadéma pour une histoire de fesses et son banissement (Cf journal L’Indépendant Express…) pour que ses frères et sœurs Bruce du Togo soient informés de sa mésaventure. A l’époque, il était comptable et adjoint du Responsable du Bureau Togo de la société pétrolière British Petroleum (BP) dont la direction était sur le Boulevard Circulaire (actuelle Galerie Ogarit à côté de Nopégali Plage) et il avait loué à Bè Savonnerie dans la parcelle familiale des Ahadji-Nonou. Ayant été abusivement licencié, il a eu droit à des dommages à lui versés par ladite société, ce qui lui a permis de se lancer dans l’importation du riz, lorsqu’on l’a emmené présenter ses excuses aux feus Eyadéma et Ernest Gnassingbé ; ce dernier étant devenu selon ses propres dires son principal client pour le riz à servir dans les casernes militaires. Et assez souvent, il ajoute que feu Ernest lui devait une ardoise avant son décès. Passons sous silence ses déboires personnels avec plusieurs familles togolaises dont l’histoire retiendra celui avec la famille Gomez à Lomé, en face de l’église St Augustin d’Amoutivé…
 
Très rancunier et habile en affaires, il a su profiter du régime sans toutefois le porter dans son cœur ! Comme tout bon opérateur économique dans un régime comme le nôtre, dira-t-il. A la mort du Général, le Fils a remplacé le Père, et Dieu seul sait ce que Marc Stéphane pensait de l’actuel Chef de l’Etat. Les articles de journaux et les éditoriaux pertinents qui dénonçaient cet état de fait étaient sa tasse de café décaféiné pour digérer au déjeuner. « Nous n’accepterons pas que le Fils nous dirige après le Père », vocifère-t-il à l’endroit de ses invités triés sur le volet, car le Monsieur a peu d’amis, et même presque pas d’amis. La rumeur insistante de présumées fraudes fiscales de sa part et d’un redressement fiscal spectaculaire pour sa société SIGMA à Bè Kamalodo l’ont contraint à s’appuyer sur les vieilles relations d’amitié et de camaraderie de classe entre le Chef de l’Etat et sa femme, à enterrer, du moins pour le moment, ce dossier.
 
Depuis ce temps, il ambitionnait déjà de se mettre dans la peau d’un chef traditionnel pour chercher une immunité politique. Il fallait donc accélérer les choses. Des réunions sur réunions, soit chez lui au bureau, soit dans les résidences des Aquéréburu à Baguida qui ne comprenaient pas son ambition démesurée d’être chef et sa propension à vouloir mettre tout le monde de son côté ; et ils le tolèrent du bout des lèvres. Il commença alors à appeler « oncles » quelques dépositaires du trône Adjigo à qui il promettait de restaurer le clan Adjigo et la renaissance du trône royal resté vacant. Plusieurs promesses dont une usine de féculerie, des bassins de pisciculture, de rénovation de la voie bitumée abandonnée à la plage, de réfection des palais de Flamani et de Nlessi, d’entretien du cimetière familial à l’entrée de la ville, de construction de latrines dans la maison qu’il dit être sa maison familiale, et plusieurs autres sortaient de sa bouche pour endormir ses aînés. Dans la foulée de ses bonnes prétentions, il présente Guin Fiogan Sédégbé, de mère Lawson, comme son oncle paternel, demi-frère de son père, et il se réclame d’une grand’mère Lawson. Voilà l’enfant prodige qui rassemble toutes les valeurs de tous les clans et familles d’Aného et de Glidji, pour ne pas dire un vrai sang mêlé Guin – Mina. Un fourre-tout qu’il s’est taillé pour endormir même les plus sceptiques. Mais Aného a été et est toujours, tout comme le peuple Guin, un berceau de noblesse dans la vérité, même dans la pauvreté. Cet homme à la voix haute a fini par créer autour de sa personne des suspicions et des inquiétudes, car tous ceux qui lui donnent conseils et avis qu’ils jugent contraires à ses ambitions deviennent ses ennemis.
 
Malgré sa taille imposante et sa corpulence amassée, il n’accepte pas qu’on lui fasse ombrage. Et depuis, cet insociable s’aventure dans presque toutes les organisations socio-professionnelles et caritatives pour piétiner les textes, et chercher à s’imposer comme un berger et un vacher. Que ce soit au Conseil National du Patronat où il a déclenché une rébellion contre le Président qui l’a cautionné comme mentor pour rentrer dans le bureau, ou au Lion’s Club où il vient de montrer aux membres qu’il est un prédateur avec une histoire de factures extravagantes, Nana Anè n’a pas fini d’étonner son monde. Son histoire à lui est un vrai roman d’aventures dont ces quelques lignes ne sont que la face non moins hideuse de son origine jusqu’à son braquage du trône Adjigo. Nous irons peut-être jusqu’à lui demander de nous montrer la tombe de son père et de son grand’père à Aného. L’arbre généalogique de tous les Rois Lawson sont sans polémique, de même que celle du trône de Glidji. Qu’en est-il réellement de l’arbre de Nana Anè ? L’entente parfaite qu’il professe n’est pas sincère, et le développement au sein de la commune d’Aného peut se faire, avec ou sans lui. Et ce n’est pas lui, jamais, qui nous contera l’histoire de Fantékomé.
 
2-L’histoire de Fantékomé
 
Les tous premiers habitants d’Aného sont d’origine Adja – Tado, Xla et Pédah, et se sont installés dès le 16e siècle, suivis des Guin (ethnie aujourd’hui majoritaire) et Mina venus de la Gold Coast au 17e siècle et considérés comme présumés autochtones et fondateurs de la ville. Avant la colonisation et du fait du trafic triangulaire, Aného a connu un essor économique de par sa position géographique sur la côte. Egalement appelée « Petit Popo », Aného était une ville phare, plaque tournante de la sous- région au plan économique et commerciale, mais aussi pour le brassage des populations du fait des commerçants brésiliens, portugais et danois.
 
Fantékomé s’appelait Adanliakpo, et appartenait au Roi de Glidji qui en avait fait héritage à ses deux filles Adakou-Hon (grand-mère des Lawson) et Tchotcho (une des grand-mères des Akué). La plage était un peu plus loin, pas comme avec l’érosion côtière aujourd’hui. En 1734, des explorateurs anglais de passage à Aného étaient confrontés à des problèmes de communication avec le milieu. Ils ont alors demandé au roi de Glidji de leur confier un de ses fils qu’ils iront former en Angleterre pour servir d’interprète par la suite. Le roi accepta la proposition. Il en fit part à ses épouses qui s’y opposèrent. Pour ne pas revenir sur la parole donnée aux Anglais, il se tourna vers son gendre Laté Béwu à Agokpamé. Ce dernier accepta l’idée et lui remit son fils aîné Latévi Ayiku. C’est dans cette condition que Latévi Ayiku fut conduit en Angleterre où il séjourna pendant 18 ans. Il fit ses études au Collège royal d’Angleterre. A son retour au pays en 1752, il revient à Agokpamé. Sur accord de son grand- père maternel, le Roi de Glidji, Latévi Ayiku s’installe à Aného dans le quartier Fantèkomé en 1753. Il sert de courtier entre le Roi de Glidji et les négociants européens. Il fut rejoint à Aného par sa mère Adaku-Hon et sa tante Tchotcho, ses frères et sœurs et leurs enfants, les parents alliés venus d’Agokpamé et d’autres villages riverains. La population de Fantèkomé a grossi. D’autres quartiers furent créés pour accueillir la communauté Guin. Latévi Ayiku devient le chef des Guin d’Aného.
 
Latévi Ayiku confia à son tour son fils Akuété âgé de 15 ans à un capitaine de vaisseau nommé Georges LAW en vue de son éducation et de son instruction en Angleterre. Il fut inscrit au collège de la Cour royale comme son père Latévi Ayiku. Dès leur arrivée, LAW fit baptiser Akuété sous le prénom de Georges et lui attribua le nom Lawson (fils de LAW) afin de faciliter son inscription à l’école. Akuété devient ainsi Georges Akuété Lawson.
Après ses études en Europe, Georges Akuété Lawson navigua pendant plusieurs années sur la côte ouest africaine entre la Gold Coast (Ghana), le Nigéria et la Sierra-léone ; premièrement à bord du navire négrier « Africain » puis à bord de son navire dénommé « Schooner » ou « Sukuna ». En 1810, Gorges Akuété Lawson revint à Aného, et s’installa aux côtés de son frère aîné Laté Avla à Badji. Son palais royal est érigé à côté de l’emplacement sollicité par son frère Avla à Badji (babadji : marécage). Comme cet endroit marécageux est abrité par plusieurs caïmans, le palais prend la dénomination de Lolamé ou Lolan (Lo signifie caïman). Le palais royal Lolan comprenait à l’époque deux endroits dénommés respectivement : New London et Liverpool
Rappelons que cet endroit a été cédé à Laté Avla par Do Foli originaire de Zowla installé à l’emplacement de Dékamé.
 
3-Maison royale des Gaba à Flamani visitée par Ahuawoto
 
Pour les festivités marquant le 10è anniversaire de l’intronisation de Sa Majesté Togbé Ahuawoto Savado Zankli Lawson VIII, une invitation royale a été adressée à Nana Anè fraichement élu, par défaut, sur le trône des Adjigo. A quelques deux ou trois jours de l’apothéose, il partit en voyage pour se donner une excuse valable d’absence. Au cours de sa procession à travers les quartiers de la ville d’Aného et des visites dans les grandes familles, Sa Majesté Ahuawoto Zankli VIII passait devant la maison familiale des Gaba à Flamani lorsque le Dr Gaba demanda à leur Tassinon de faire une libation pour le Roi et d’invoquer la paix sur la ville. Ce qui fut fait, sur invitation du Dr Gaba et des parents présents. Informé, Nana Anè demanda depuis son « exil forcé » à l’étranger que la dame déguerpisse de la maison familiale tenant lieu de palais des Adjigo à Flamani, et de sceller le portail des lieux. Pour lui, Sa Majesté Ahuawoto Zankli VIII aurait souillé son palais. Et c’est ce Roi qu’il invite à rencontrer. Sa Majesté Ahuawoto Savado Zankli Lawson VIII et ses alliés attendent de laver les souillures avant de le rencontrer, comme il se dit propre lui-même, oubliant qu’il est lui-même un Roi frelaté par sa communauté.
 
4-Refus des Chefs de quartiers de se concerter avec le Palais Adjigo
 
Des 24 quartiers que compte la ville d’Aného, 22 sont rattachés à l’administration du Roi Lawson. Les chefs de quartiers sont désignés parmi les alliés des Lawson et ils prêtent serment de fidélité au roi Lawson. Dire que les chefs de quartiers refusent de se concerter avec lui est un pur mensonge ; Nana Anè veut que ces chefs de quartiers lui fassent allégeance, et c’est juste un refus de se concerter avec sa personne Nana Anè, car ces chefs ne dépendent pas de son clan ; il doit contacter le Roi Lawson de manière courtoise et polie. Malgré cela, Nana Anè se permet d’inviter les prêtres hounons des divinités Guin chez lui pour leur demander de prier pour lui ; à l’insu, pense-t-il du Roi Lawson et de Guin Fiogan de Glidji, qui ne veulent pas tomber dans ses provocations infantiles. Car ils savent que Nana Anè veut juste créer une malsaine ambiance dans la ville, et se poser en victime. Ces prêtres ont finalement compris son jeu, et seuls quelques-uns continuent par lui rendre visite, mais de moins en moins. Précisons que ces chefs de quartiers choisis selon les us et coutumes d Guins ne peuvent en aucun cas s’allier et s’aliéner devant Nana Anè. Qu’est ce qu’ils iront chercher chez ce roi dit des Mina?
 
Les familles alliées constituent une véritable ossature pour le royaume Lolan. Elles forment avec les Lawson un gouvernement traditionnel autour du roi. La considération portée aux familles alliées par la cour royale Lolan ne date donc pas d’aujourd’hui. Elle trouve ses racines dans des pactes conclus par les rois successifs avec les membres de certaines familles alliées dont les fils et filles demeurent à ce jour, les hommes et femmes de confiance de la cour. On peut citer les descendants d’Ofovi Thossu, Ekué Gaba, Anyakua Agbo, Ayité Ahovi, Foli Sossro, Améganvi, Abahun, Guidi Fossou, Hounzoukin, Albert Adjétégan, Créppy, Coo, Blabou, Kuenou Sêkpla, Amégan Agbo, et Gumu, pour ne citer que ceux-là…
 
5-L’arrivée tardive des Akagban à Aného
 
Une guerre fratricide est à l’origine du départ des Guins d’Accra vers 1660. L’histoire raconte que la cause immédiate de cette guerre est liée à une mésentente entre le royaume Gâ d’Okai (Kangni Kué Kankoé) et les Akwamu suite à la circoncision d’un de leur prince.
Sauvant dans la débâcle les attributs royaux (un trône sculpté dans l’ivoire et l’autre fait d’ébène incrusté d’or), la sœur aînée du roi accompagnée de deux princes partirent en pirogue vers le sud-est. Ils accostèrent dans les environs de l’actuel Vodougbé mais trouvant l’endroit insalubre, marchèrent vers le nord pour s’installer sur les rives du lac Togo (Glidji et Zowla). Parmi ce groupe de partants se trouvaient les ancêtres des Lawson qui s’appelaient Laté Assiadu et Laté Bewu appartenant au clan Akagban de la race Gâ devenue Guin.
 
Chasseurs de profession Laté Assiadu et Laté Bewu (deux frères) n’atteignirent Glidji que 20 ans plus tard en 1680. De là, ils allèrent aussitôt fonder à cause de la chasse « Agokpamé » en la même année. Ce lieu doit son nom aux rôniers(Agoti) qui abondaient dans le milieu et riche en gibiers. Des deux frères, seul Bewu a eu de progéniture. Celui-ci épousa Adaku-Hon, la fille d’ Assiongbon Dandjin, deuxième Roi de Glidji. Le couple donna naissance à des enfants dont l’aîné se nomme Latévi Ayiku. Ce dernier engendre à son tour les nommés : Laté Héllu, Laté Kuassi, Laté Avla, Têvi Adjo, Latré, des triplets dont Akuété (qui prendra plus tard, le nom de Georges Akuété Zankli), et les autres. Latévi Ayiku a eu au total 21 enfants dont dix garçons et 11 filles.
 
Dire que les Akagban sont arrivés à Aného au 19è siècle est une lecture sénile et affaiblie de l’histoire sortie des méninges de ceux qui veulent créer la zizanie dans la tête des Togolais. Qu’ils se réfèrent au moins aux livres d’histoire, s’ils n’ont pas eu le privilège des soirs au village autour des aînés qui racontaient, avec anecdotes et excès de bravoure, les succès et les défaites de leurs ancêtres.
 
6-Les dissensions entre Adjigo et Akagban en 1821 suite à une guerre civile
 
A Aného (le poumon économique du royaume), la dynastie Lawson et les Adjigo commencèrent une lutte fratricide pour la suprématie qui se termina par une guerre civile. En 1821, Georges Akuété Zankli prit part à la guerre au cours de laquelle il a bénéficié du soutien et de l’assistance de certaines familles de notoriété devenues des alliés naturels de la famille Lawson. Au nombre de ces familles, on peut citer Abahun Akuété (de nos jours Bahun-Wilson), Foli Sosro (de nos jours Gaba, Creppy et autres), Gomez et de Miton Tchatcha de Souza ami sincère de Georges Akuété Lawson, etc. La population d’Aného, satisfaite de la façon dont son armée s’est vaillamment battue sous le commandement de Georges Akuété, a décidé de le proclamer Roi avec l’approbation du Roi de Glidji. Après sa victoire sur les forces du mal, il fut donc proclamé premier Roi.
 
Dès son introduction le vendredi 30 mars 1821, le roi Ahuawoto Akuété Zankli Lawson 1er a institué que tous les fils des aïeux Béwu, Assiadu et Awoku portent le nom Lawson, sont princes et princesses et ont droit de succession au trône. Les familles ayant un même grand père ou parent ascendant sont organisées en lignées.
Cette guerre civile de 1821 vit donc la fondation d’Agoué-adjigo. Et une seconde guerre civile, celle de 1835, a permis la création du royaume d’Agbodrafo. Les ressentiments étaient si forts et tenaces qu’il a fallu l’implication personnelle du président Sylvanus Olympio pour que les deux Chefs puissent fumer le calumet de la paix.
 
7- Le Pacte du 23 avril 1961
 
La victoire des Lawson et alliés, quoiqu’incontestable, ne fut pas décisive et la course au pouvoir entre ces deux clans se poursuivra, avec des fortunes diverses, jusqu’en 1961, lorsque le président Sylvanus Olympio leur imposa, pression politique oblige, une paix des braves le 23 avril 1961.
Il a été demandé au Roi Lawson VII, Chef Supérieur de la ville d ‘Aného à l’époque, de « rejeter » le titre de « Chef Supérieur » pour la paix et la sérénité dans la ville d’Aného. Ce qui fut fait ! C’est ainsi que la ville d’Aného se retrouve aujourd’hui avec deux Chefs traditionnels.
 
Nana Anè méconnait l’histoire de « sa ville natale ». En voulant s’appuyer sur ces pseudo-accointances calculées avec le pouvoir pour dénier au royaume Lolan sa notoriété et sa légitimité sur Aného, il a ouvert la boîte de Pandore qui risque de l’emporter. Au plaisir souverain des ancêtres du peuple Guin.
Textes rassemblés par les bons soins et publié sous la direction de Daniel Ata Messan-Dan Lawson-Drackey
Sources : Archives du Palais Lolan et des princes Lawson et Alliés, ouvrages sous la direction du Pr Gayibor, témoignages des descendants des trônes Lolan (Aného) et Guin (Glidji), Acte Royal et Règlement intérieur du trône Adjigo, Archives privées…
 
PS : Ce texte n’est pas exhaustif. Défi est donc lancé à Nana Anè pour un débat en direct des médias de son choix où les protagonistes (lui-même et notre modeste personne) ne viendraient pas lire des papiers et confèreraient sans document sous les yeux. A moins qu’il ne présente des excuses publiques et médiatisées au peuple Guin.
 
image : Illustration
 
lomévi (www.togoactualite.com)
 

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