Une personne est décédée samedi à Bafilo (localité située à environ 353 km au nord de Lomé), lors d’une manifestation à l’appel du Parti National Panafricain (PNP), a indiqué l’Agence Savoir News le ministre de la sécurité, le général Yark Damehame.

Selon le ministre, un groupe de jeunes ayant quitté Soudou, se sont lancés dans la rue à Bafilo pour rallier le centre-ville, quand ils ont été dispersés.

« Malheureusement, on a enregistré un mort. Pour le moment, les circonstances de ce décès ne sont pas encore élucidées. Mais une chose est claire: il n’est pas mort par balle », a précisé le général.

« Il se pourrait qu’il ait succombé dans une bousculade. Seuls les résultats du médecin légiste pourront nous situer. Nous présentons nos sincères condoléances aux familles de la victime », a-t-il ajouté.

Mais selon certaines sources à Bafilo, le jeune aurait été « battu à mort » par des forces de l’ordre. Le PNP a prévu samedi, des marches à Lomé et dans 10 villes à l’intérieur du pays. Selon le ministre de l’administration territoriale Payadowa Boukpessi, les manifestations ne se dérouleront que dans la capitale et dans deux villes : Sokodé et Afagnan.

A Lomé, deux itinéraires sont notifiés aux responsables du PNP et tout est confiné dans la zone de Togblékopé. Ces itinéraires ne sont pas ceux choisis par les responsables du PNP.

Dans la capitale, précisément à Agoè, des groupes de jeunes ont dressé des barricades. Mais ils ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes par des forces de l’ordre. Il y a eu de courses poursuites dans la zone. Les forces de l’ordre ont lancé à plusieurs reprises, des gaz lacrymogènes pour disperser les jeunes. Certains ont été interpellés. Des lieux de rassemblement prévus par le PNP ont été très tôt bouclés par des forces de l’ordre.

Déjà vendredi, le ministre de la sécurité a appelé à la « retenue », invitant les manifestants à respecter les itinéraires choisis par l’autorité.

« Nous appelons les uns et les autres à la pondération, à la retenue et à la préservation de la paix. Que ceux qui veulent marcher, aillent aux endroits indiqués et ils seront encadrés », avait indiqué le général Yark, avant de marteler: « On ne fait pas la démocratie dans la pagaille ».

Le PNP exige notamment « l’application » de la feuille de route de la Cédéao, notamment les réformes constitutionnelles et institutionnelles, la libération des personnes toujours en détention dans le cadre des manifestations. Selon des responsables de l’opposition, une soixantaine de personnes seraient encore dans les prisons du pays.

Précisons que le PNP fait cavalier seul, après avoir tourné dos à la coalition de l’opposition qui s’est effritée, car minée par des querelles internes et une affaire de corruption sur une somme de 30 millions de francs CFA, don d’un chef d’État de la sous-région. FIN

Junior AUREL
 
source : savoir news
 

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