Mauvais score de l’UFC aux législatives : « Je ne suis pas surpris, ça aurait pu être pire » (Jean Pierre Fabre)

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Les résultats provisoires des élections législatives du 25 juillet, ont été solennellement proclamés mardi dernier par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), donnant une majorité absolue à l’Union pour la République (UNIR, le parti au pouvoir) avec 62 des 91 sièges dans le prochain Parlement.
 
Le Collectif « Sauvons le Togo » (CST) a enlevé 19 sièges, la Coalition « Arc-en-ciel », 6 sièges et Sursaut National, 1 siège. L’Union des Forces de Changement(UFC) de Gilchrist Olympio (ancienne principale forces politique de l’opposition) n’a obtenu que 3 sièges. Ce parti avait engrangé 27 sièges lors des législatives d’octobre 2007.
 
« Je ne suis pas surpris par le score obtenu par l’UFC à partir du moment où tous ceux qui appartenaient à l’UFC et qui ont été surpris par l’attitude de son leader, sont partis créés l’ANC avec nous », a déclaré à l’Agence Savoir News Jean Pierre Fabre, le président de l’ANC et ancien secrétaire général de l’UFC.
 
« Je ne suis pas du tout surpris, ça aurait pu être pire », a-t-il martelé. « Vous savez, j’évite surtout de parler de l’UFC et de son leader. Eux-mêmes doivent savoir les raisons pour lesquelles ils ont obtenu ce résultat », a ajouté le président de l’ANC.
 
M.Fabre, ainsi que plusieurs responsables de l’ANC, avaient claqué la porte de l’UFC – au lendemain d’un « accord de partage de pouvoir » signé par M.Olympio en mai 2010 avec le parti au pouvoir – pour créer leur propre formation politique. Cette situation a entraîné une forte crise interne au sein de l’UFC.
 
De l’avis de certains observateurs, ce parti a « payé » pour cet accord signé avec le parti au pouvoir : « Les responsables de l’UFC n’ont pas réussi à convaincre leurs militants et sympathisants au lendemain de cet accord. Il aurait fallu un travail sérieux d’explication et de sensibilisation pour permettre aux militants de cerner le bien-fondé de cet accord. C’est cet exercice qui a sûrement manqué aux responsables de l’UFC. Et ils l’ont payé cash », a commenté un spécialiste de la politique togolaise.
 
Mais au sein de l’UFC, on est plutôt serein après ces résultats : « Une seule défaite n’arrête pas le combat », avait déclaré mardi, Jean Claude Homawoo vice-président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et membre influent de l’UFC.
 
« L’UFC se relèvera, ce parti a besoin d’être à l’avant-garde. Il est à l’avant-garde du nouveau Togo », avait-il souligné.
 
Les résultats définitifs de ces législatives seront proclamés par la Cour constitutionnelle, après règlement de tous les cas de contentieux pour lesquels elle a été saisie. FIN
 
Junior AUREL
 
Savoir News
 
 

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