Réformes : L’opposition va introduire un nouveau projet de loi à l’Assemblée nationale

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Photo archive : Isabelle Améganvi et Patrick Lawson à l’Assemblée Nationale


« Les initiatives sont en cours au niveau de l’opposition pour réintroduire dans les plus brefs délais à l’Assemblée nationale, un nouveau projet de loi portant modification constitutionnelle afin d’opérer les réformes politiques et électorales ». C’est ce qu’a annoncé mercredi 05 septembre 2018, Patrick Lawson,1er Vice-président de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), parti membre de la Coalition des 14 partis de l’opposition.
Reçu dans une émission sur une radio privée de la place, le député de l’opposition a dénoncé l’accélération des activités de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) sans les réformes constitutionnelles « conformément aux recommandations contenues dans la feuille de route de la CEDEAO du 31 juillet 2018 ».
« Ce serait inacceptable d’aller aux législatives sans les réformes », a-t-il fustigé avant d’annoncer que les députés de l’opposition sont à pied d’œuvre afin de reprendre et actualiser une proposition de loi qui avait déjà été déposée en tenant compte de la situation actuelle et des réalités de la feuille de route.
« Nous déposerons incessamment ce projet de loi. Je m’étonne que jusqu’à présent, rien n’a été déposé, peut-être pour des raisons de méthode », a-t-il poursuivi.
Les députés de l’opposition, a-t-il révélé, ont mis à jour l’ancien projet de loi portant modification de la Constitution en l’adaptant à la feuille de route de la CEDEAO et les réalités actuelles.
« (…) Il faut que les politiques entrent en jeu car les députés qui sont à l’Assemblé Nationale représentent des sensibilités et des consignes doivent être données de façon que chacun de nous ait la même compréhension de ce texte. Il faudrait donc que cela se passe rapidement et dans le cadre d’un dialogue. Ce dialogue nous l’attendons, il ne vient pas. Il ne suffit pas de laisser une feuille de route mais il faut que des directives soient données afin que les députés ne se mordent pas le nez », a laissé entendre M. Patrick Lawson.
Raphaël A.
 
afreepress
 

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