Surtout Fort

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FEG alias Tchalévi Simple | Caric: Donisen Donald


Je viens, je tue, je vole et je me revigore
Mon nom que je ne vous dis plus est bien sonore
Même s’il est tout vide de sens dans notre authentique folklore
Mon père, chantre de l’authenticité l’aime je l’arbore
On le prononce partout au monde et il sonne Fort
De Lomé à Baltimore, passant par Ziguinchor
Amplifié, vibrant par des trompettes et des cors
Si vous insinuez qu’il sent l’odeur de la mort
Je ne répondrai nullement que vous avez tort
Car la mort est en dernier ressort
Sans vaine littérature, ni procès le sort
Qui attend á l’est, à l’ouest, au sud et au nord
Mes passés, présents, futurs adversaires et consorts
Il faut que me redoutent même les gens de mon bord
Mort associée à moi n’est pas une métaphore
Car mon père m’a formé à marcher sur les corps
Avec la ligne de mon père en parfait accord
Je commande mon armée de mort et quand elle sort
Ce n’est pas pour un petit exercice de sport
Elle torture impitoyable face à qui l’implore
Elle m’est dévouée corps et âme et elle dévore
Hommes, femmes, vieillards, enfants, même un chien qui mord
Aux militaires viennent les miliciens en renfort
Ils bastonnent, blessent, tuent même un bébé qui dort
Aux diplomates, médias, complices j’ouvre mon coffre-fort
On dit que dieu de l’Obscurité j’engloutis l’aurore
Que je suis un démon Tohossou. Et alors ?
Le sang ! Le sang ! Le sang ! C’est le liquide d’or
Dont mon palais d’année en année se décore
Sacrifice pour que personne ne m’en jette dehors
Maintenant ce jeu de mots je vais enfin le clore
Mais attention j’ai une chose à vous dire encore
Celui qui aujourd’hui avec moi collabore
Peut demain faire partie de ceux que j’abhorre
Tiens ! Pour tout rimer en toute beauté, les femmes j’adore
(Ricanement macabre et sauvage)
 
Sénouvo Agbota Zinsou
22 décembre 2018
 
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