TOGO, ADIEU DE L’AMBASSADRICE DES ETATS-UNIS : PATRICIA HAWKINS VALIDE LA CONTRE-VERITE DES URNES ET DES COMPTES AU TOGO

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TOGO,
ADIEU DE L’AMBASSADRICE DES ETATS-UNIS :

 

PATRICIA HAWKINS VALIDE LA CONTRE-VERITE DES URNES ET DES COMPTES AU TOGO

                                                         

ANALYSE DU 16 JUILLET 2010

Mme Patricia M. HAWKINS, Ambassadeur des Etats-Unis en poste au Togo a choisi de légitimer Faure Gnassingbé comme Président du Togo, 16 mois après les élections présidentielles frauduleuses du Togo.
 
1. OBAMA PEUT-IL LEGITIMER LA FRAUDE ELECTORALE AU TOGO ?
 
Mme Patricia Hawkins a choisi de légitimer la fraude électorale au Togo dans le cadre de son discours de Célébration du 235ème anniversaire de l’indépendance des Etats-Unis d’Amérique 1 et commet de fait une ingérence directe dans les affaires intérieures du pays, ce qui sous d’autres cieux lui auraient valu de quitter le Togo dans les 24 heures. Voici ce qu’elle affirme en substance : « En mars 2010, le Togo a organisé l’élection présidentielle la plus réussie et la plus transparente de son histoire, laissant un exemple que ses voisins devraient suivre ». Paradoxalement, cette affirmation de Mme P. M. Hawkins est en total décalage avec les affirmations de son Président, Barack Obama qu’elle cite d’ailleurs dans le même discours et qui a affirmé en parlant de l’Unité des Etats-Unis : « Ce ne sont pas que des mots sur un vieux parchemin. Ce sont les principes qui définissent notre nation, les valeurs que chérissent nos peuples, et les idéaux que défendent notre société, tout en sachant que nous devons constamment travailler en vue de parfaire notre union, et que notre travail n’est jamais vraiment achevé ».
 
L’Aide Publique au Développement constituait en 2009 plus de 100 % des dépenses du Gouvernement togolais 2, ce qui fait du Gouvernement de Faure Gnassingbé, le gouvernement qui a rendu le Togo le plus dépendant possible de la communauté internationale. Donc un gouvernement qui est incapable de générer des richesses pour l’habitant et à qui on remet la dette pour qu’il s’endette à nouveau est promu comme exemple. Si c’est cela la bonne gouvernance, il est possible de croire qu’il sera difficile aux partis de l’alternance de faire pire. Entre 1990-2000 et 2000-2009, il y a eu une diminution sévère de la croissance de la richesse (PIB) créée au Togo qui est passée de 3,5 % à 2,5 %. En 2006 sous Faure Gnassingbé, 5,4 % des revenus étaient répartis entre 20 % de la partie la plus pauvre de la population alors que plus de 47,1 % allaient au 20 % les plus riches. Depuis la situation a empirée et le Togo de Faure Gnassingbé a produit 13 milliardaires (en Euros) en moins de 5 ans de règne alors que ces derniers n’investissent même pas au Togo. Entre 2005 et 2011, les inégalités se sont accrues et on assiste avec les mécontentements et les mouvements sociaux à une véritable mise en cause des arbitrages erronés de l’équipe RPT/AGO qui ne travaille que pour ses propres intérêts et non ceux de la population dans son ensemble. L’accentuation du malaise est palpable avec plus de 70 % de la population en moyenne qui vit en 2011 avec moins de 2 $ US/jour (soit environ 1100 FCFA) 3. Il y a donc une véritable amnésie de la part des services de l’ambassade des Etats-Unis qui choisissent de mettre en avant les statistiques qui les arrangent et donnent une fausse image de la réalité économique et surtout de la souffrance du peuple togolais, toutes régions confondues.
 
En oubliant de préciser les chiffres du chômage au Togo, le niveau dégradant de la baisse du pouvoir d’achat des citoyens togolais et les conséquences de plus en plus critiques de l’augmentation des inégalités, Mme Hawkins semble faire preuve d’amnésie, ce qui ne trompe pas le Peuple togolais qui a saisi le cvu-togo-diaspora pour un droit de réponse.
 
Mme Hawkins devrait indiquer au Peuple togolais, quels sont ces principes qui définissent la nation togolaise, et quelles sont ces valeurs et ces idéaux que chérissent la société togolaise que le pouvoir togolais assisté des militaires non-républicains ont bafoués à deux reprises en 2005 et 2010 lors des élections présidentielles. En définitive, elle ne fait, au nom de son Gouvernement, que légitimer la contre-vérité des urnes et des comptes au Togo, ce qu’elle semble considérer comme un exemple que les pays voisins doivent suivre. Drôles de valeurs et d’idéaux !
 
Personne n’a usurpé le victoire de Barack Obama aux Etats-Unis et le Togo ne s’est pas permis de commenter ou de distribuer des points aux acteurs politiques américains. De quel droit, Mme Hawkins se permet-elle de telles ingérences qui témoignent d’une déviation notable de son obligation de réserve. C’est un signe d’impolitesse diplomatique, un signe de mépris, un signe de méconnaissance, d’ignorance et de désinformation sur la réalité de la victoire électorale au Togo en 2005 et 2010.
 
La vérité est que personne n’est mesure de fournir la preuve de la victoire de Faure Gnassingbé, ni de Jean Pierre Fabre à la présidentielle de mars 2010. Face au refus de recompter les bulletins ou de refaire les élections, les chancelleries occidentales ont en fait choisi de s’aligner sur le refus de l’alternance au Togo, ceci en application des consignes des capitales respectives. En définitive, la communauté internationale et africaine a validé un passage en force en imposant la démocrature au Togo. Barack Obama est-il seulement réellement au courant de ce qui se dit en son nom au Togo ? Quant au Département d’Etat en charge des affaires étrangères et dirigé par Mme Hilary Clinton, la question reste ouverte de savoir si c’est cette dernière qui a effectivement donné les instructions à Mme Hawkins pour faire autant de zèle au point de considérer que dès lors que l’essentiel de la dette togolaise est effacée, il faut légitimer le régime RPT/AGO à la tête duquel se trouve un Faure Gnassingbé pris en otage par des groupuscules de l’armée non-républicaine ?
 
Si le propre de la diplomatie est de faire preuve en toutes circonstances de neutralité dans les affaires internes d’un pays, il semble, de mémoire de Togolais, que jamais un diplomate en poste à Lomé, n’ait osé aller aussi loin en prononçant une intervention dont certains termes constituent une immixtion directe dans le débat politique interne du Togo qui perdure depuis l’élection présidentielle du 4 mars 2010. Cette attitude inattendue de la part d’une diplomate  dont l’éthique n’est pas à remettre en cause, semble poser un problème sérieux de moralité en diplomatie !
 
Une telle attitude de l’Ambassade des Etats-Unis au Togo appelle certainement à une réflexion en profondeur sur la nature des luttes démocratiques et des soutiens potentiels qu’elles peuvent recevoir de la part des vrais démocrates, combattants de la liberté, afin de progresser vers plus de d’efficacité. Car ce ne sont pas de telles attitudes qui vont conduire le Gouvernement RPT/AGO à favoriser une meilleure efficacité de l’aide au développement. A ce titre, il est de plus en plus clair que l’aide au développement au Togo n’est qu’un instrument d’accentuation de la dépendance. Le Gouvernement RPT/AGO l’a bien compris et s’emploie à faire un usage rapide de sa nouvelle capacité d’endettement suite à la prime à la mauvaise gouvernance octroyée lors de la dernière réduction substantielle d’une dette liée à de mauvais arbitrages économiques.

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