Togo : Le Commandant Assoti Abalo en « jihad » contre liberté de la presse


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La liberté de la presse est mise à rude épreuve à Akoumapé dans la préfecture de Vo par le Maréchal des Logis (MDL) Assoti Abalo, Commandant de Brigade de la Gendarmerie dudit canton. Couvrant une manifestation publique des populations d’Akoumapé le mardi 22 mars 2016 pour protester contre la nomination d’un nouveau chef canton alors qu’elles en ont déjà depuis plus de quatre (4) ans, le MDL Assoti Abalo, dans tous ses états, a intimé l’ordre aux journalistes de ne rien prendre comme image ou de supprimer les images déjà prises, de ne rien écrire dans la presse sur la manifestation, ni ne rien dire sur les radios, comme quoi, pour couvrir une manifestation publique, les journalistes doivent avoir une autorisation.
 
De qui ? Le fossoyeur de la presse, Assoti Abalo n’est pas en mesure de répondre. Joignant l’acte à la parole, dans ses œuvres, il a intimé l’ordre, avec un ton menaçant, au caméraman de LCF de supprimer les images prises et d’aller déposer la camera dans la voiture de la gendarmerie et autres journalistes de Forum de la Semaine et de Kanal Fm de ne plus prendre des photos et de ne plus travailler. Ainsi, se croyant au moyen âge avec des pratiques obsolètes, le zélé CB de la Gendarmerie d’Akoumapé, a empêché les journalistes de travailler en toute tranquillité et interdit la conférence de presse qui devrait se tenir en prélude à la manifestation. Toutefois, comme cela peut paraître ahurissant, il a autorisé les populations à manifester autant de jours qu’elles veulent sans couverture médiatique. « C’est interdit de filmer, de ne rien faire », s’est-il contenté de dire avant de demander à savoir « c’est quel média ? C’est LCF non ? ». Après avoir eu la confirmation des organes présents sur le terrain, il a ordonné au cameraman de la LCF d’aller déposer la camera dans leur voiture ou de supprimer les images, mais les journalistes n’ont pas obtempéré au désidérata du MDL, qui se croit être dans une République bananière. « Qui vous a autorisé à prendre les images ? Vous venez d’où même ? C’est une place publique, donc vous devez avoir une autorisation avant de filmer quoi que ce soit. Les manifestants peuvent continuer leur manifestation toute la journée même jusqu’à 48 heures, ils sont libres de le faire, mais vous, vous n’êtes pas autoriser à couvrir ça. Même la conférence de presse est interdite », a-t-il indiqué, dans l’ignorance, le CB Assoti Abalo. « J’ai reçu l’ordre depuis la base », a-t-il ajouté sans d’autres précisions.
 
Malgré les explications des journalistes, le fossoyeur de la liberté de la presse, ne voulant pas entendre raison, a contraint ceux que ces chefs hiérarchiques appellent affectueusement « leurs partenaires », de partir sans faire leur travail jusqu’à la fin. Ainsi va la liberté de presse dans le canton d’Akoumapé sous le commandement du MDL Assoti Abalo.
 
Les efforts consentis par les autorités togolaises pour garantir la liberté de presse et la liberté d’expression dans le pays sont foulés aux pieds quotidiennement par certaines brebis galeuses et des zélés avec des pratiques relevant d’une autre époque. Ces potentats de la presse, si des mesures ne sont pas prises par les autorités pour les rappeler à l’ordre et les mettre aux pas du Togo émergent, sont en train de revenir en puissance. C’est le cas du MLD Assoti Abalo, Commandant de Brigade de la Gendarmerie d’Akoumapé pour qui, pour couvrir une manifestation publique, le journaliste doit avoir une autorisation, même pour prendre des images, il doit avoir une autorisation. Mais seulement, le fossoyeur de la presse, n’a pas pu dire aux journalistes, si c’est lui qui doit donner l’autorisation ou à qui ces derniers doivent s’adresser pour obtenir cette autorisation. Si on interdit de filmer une manifestation publique ou de prendre les images, qu’en sera-t-il pour les manifestations privées ? Le CB Assoti Abalo va-t-il autoriser les journalistes à couvrir les manifestations privées ? L’ignorance est une maladie, dit-on. Même en Syrie ou en Libye, les Jihadistes et les terroristes n’empêchent pas les journalistes de couvrir leur atrocité. Au contraire, ils sont fiers qu’on exhibe leurs animosités et atrocités dans les médias. Mais comme cela pourrait paraître paradoxal, le CB Assoti a eu le vilain plaisir d’empêcher les journalistes de travailler tranquillement dans un pays paisible. Et s’il faisait parti du DAESH quel sort va-t-il réserver aux hommes des médias sur le terrain ?
 
Les responsables de la Gendarmerie nationale ainsi que le ministre de la Sécurité sont donc interpellés pour extirper du rang de ce corps ces zélés qui ne font que ternir leurs images.
 
Ayi A / F.S
T228
 

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