‘Togo debout’ met en garde la CEDEAO contre toute décision ‘injuste’

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Tous les Togolais attendent de pied ferme les recommandations que feront le 31 juillet prochain, les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). Au front citoyen ‘Togo debout’ (FCTD), on n’a encore un goût amer de ce que cette communauté de chefs d’Etat a fait au peuple togolais en 2005.

En conférence de presse ce mercredi à Lomé, l’organisation de la société civile a fait clairement savoir que le peuple togolais n’acceptera plus de décisions ‘injustes’ résultant d’une mauvaise appréciation de la crise.

Aucun compromis ne se fera plus sur le dos du peuple togolais, préviennent les responsables de ce regroupement de syndicats, d’organisations de défense des droits de l’homme et d’éveil citoyen.

« La société civile responsable à laquelle aspirent nos Etats pour une ère démocratique n’acceptera plus n’importe quelle décision, en l’occurrence une feuille de route qui conduise aux élections sans réformes préalables et majeures des institutions et du cadre électoral », indique la déclaration de circonstance.

‘Togo debout’ interpelle les chefs d’Etat : « que vos peuples respectifs n’accepteraient pas, ne le proposez pas au peuple togolais. Vous avez ainsi une responsabilité et un test de crédibilité à passer devant le peuple togolais, devant les peuples africains, devant le monde entier et devant l’histoire ».

Tout en disant ‘oui’ à une résolution de la crise qui n’humilie personne, le front estime que la solution pacifique à la crise togolaise ne peut pas provenir uniquement de la fixation d’une date pour les élections, fut-elle à titre indicatif.

« Aucune élection ne sera crédible sans les réformes : réforme du cadre électoral, du code électoral et aussi la révision du fichier électoral, du découpage électoral, de la composition de la CENI et de la Cour Constitutionnelle », propose le FCTD.

Pr David Dosseh, Me Raphaël Kpandé-Adzaré et les autres ont aussi l’occasion pour lancer un appel au peuple togolais à barrer la route à tous ceux qui œuvrent pour le maintien du régime de Faure Gnassingbé.

Selon eux, le fait pour les facilitateurs de demander la restauration de la liberté de manifestation pacifique publique sur tout le territoire et la levée de l’état de siège de fait, est un ‘ballon d’essai’ lancé au peuple togolais qui doit y répondre avec une mobilisation ‘intense’.

Ils appellent donc toute la population à répondre massivement à son grand meeting qui aura lieu le vendredi 20 juillet 2018 à Akassimé à Lomé et au grand rassemblement que le front citoyen organisera vers la fin du mois de juillet, avant le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernements de la CEDEAO.
 
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