Togo : Législatives, aucune franche avancée au dialogue ce lundi

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Annoncé le samedi pour démarrer mardi, le dialogue unanimement souhaité par les forces vives a commencé un jour plus tôt, pour quel résultat ? On en saura pas plus aujourd’hui.
 
« Aucune décision franche n’a été prise ce jour », a indiqué à KOACI.COM Lomé, un responsable de l’opposition à la sortie des pourparlers de ce lundi. Démarrées vers 09 heures le matin, les discussions entre les représentants du pouvoir dont les Ministres de l’Administration territoriale Gilbert Bawara et son homologue de la Sécurité le Col Yark Damehane d’un côté et Me Apévon Dodzi, Brigitte Adjamagbo-Jonhson (Arc-en-ciel) Patrick Lawson, Agbéyomé Kodjo, Dr Kampatib et Me Zeus Ajavon de l’autre, ont pris fin aux environs de 17heures.
 
Les participants contactés avaient particulièrement opté pour la langue de bois ce lundi contrairement aux précédentes rencontres. « Nous avons disputé de beaucoup de sujets. Demain la séance se poursuit et j’espère que nous allons pouvoir systématiser certains sujets et rendre public un point sur les discussions », a confié un responsable de Arc-en-ciel. Selon nos informations sur la question de la sécurité sur l’ensemble de territoire à l’occasion de ces élections, le Col Yark Damehane a donné des assurances que des dispositions ont été prises dans ce sens. Une forces spéciale est créée comme lors des précédentes élections.
 
La question des mesures d’apaisement concernant la mise en liberté des détenus politiques, ainsi que le règlement de la question des neuf (09) députés de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) exclus de l’Assemblée nationale, sont encore revenues. Une fois de plus, les représentants du pouvoir ont confirmé la libération des détenus politiques candidats. L’opposition a défendu que Abass Kaboua, le Cdt Olivier Amah ainsi que Kpatcha Gnassingbé devraient être pris en compte dans ces mesures d’apaisement.
 
Quant au règlement de la question des députés, une tendance à deux étapes s’est dégagée. D’abord le paiement des 3 millions FCFA pour chacun comme ordonné par la Cour de la CEDEAO et les indemnités mensuelles couvrant la durée de la rupture du mandat parlementaire, qui ne pourraient être versées qu’après l’entrée en fonction de la nouvelle Assemblée Nationale. « Le pouvoir redouterait que le règlement entier de la question n’offre des ressources financières considérables à l’ANC pour sa campagne », avait expliqué Me Zeus Ajavon, sur une radio. L’avocat des députés devrait se rapprocher du Ministre de la Justice pour cette question.
 
Autre sujet abordé ce jour, la proclamation des résultats par les médias. La HAAC et la CENI viendront exposer sur la question demain, pendant que les questions de réformes constitutionnelles touchant aux prérogatives du Premier ministre et au régime politique, de même que la problématique du découpage électoral n’ont pas trouvé de réponses.
 
Strictement rien sur le report des élections. « La question n’a même pas été abordée aujourd’hui », a confié un responsable de l’opposition. Le report du 21 au 25 juillet serait acquis pour l’instant.
 
Le pouvoir s’est montré inflexible sur la question lors des discussions le samedi 06 juillet. Ce qui amènerait les togolais à voter un jour ouvrable. Chose inhabituelle, qui pousse certains à souhaiter un report au moins au 28 juillet. Une communication du Gouvernement est attendue ce soir sur la question. Le Chef de l’Etat sera consulté pour des réponses à apporter aux questions soulevées, lors de la rencontre de demain.
 
Officiellement donc, la campagne électorale se poursuit. Les Togolais se montrent cependant royalement indifférents aux activités de séduction des partis. Les pages réservées aux partis politiques et candidats sont restées pour l’essentiel vierges dans l’édition du jour du quotidien gouvernemental.
 
Les protagonistes se retrouvent demain sous l’égide de Mgr Nicodème Barrigah et l’Ambassadeur des USA au Togo. Ce dernier a estimé lors des discussions que la libération de Kpatcha Gnassingbé, ne devrait pas être évoquée dans les discussions liées aux élections comme l’opposition le réclamait dans le cadre des mesures d’apaisement.
 
koaci
 
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