En décembre 2018, répondant à une question d’un journaliste, qui lui demandait si le but de la C14 était de boycotter les élections du 20 décembre, la coordinatrice de la coalition répondait avec assurance que son organisation avait pour objectif d’empêcher les élections et non de les boycotter.
Le 20 décembre passa et on connaît la suite. Nul n’a besoin d’être un devin ou un expert pour savoir que les élections du 20 décembre n’aurait pu être empêchées d’aucune façon.

Face à la violence et la fourberie du gouvernement togolais, les forces démocratiques n’avaient simplement pas les moyens d’arrêter le processus. Elle n’en avait pas les moyens parce qu’elle ne s’étaient pas donner les moyens.
La marche avortée du 12 janvier est la dernière illustration des soubresauts et de l’incohérence du système d’opposition au Togo.

Les réactions et les déclarations sous le coup de l’émotion illustrent trop souvent le manque de discernement de la part de ceux qui se sont mis au devant de la lutte. Pire, la répétition de ces échecs (je ne vois d’autres mots pour les nommer) se nourrit d’une tolérance complice de la part des populations qui n’ont souvent jamais tenu les leaders responsables.

Comment tenir le RPT-UNIR responsable si nos structures souffrent pratiquement des mêmes tares i.e. le déficit de vision, de leadership, de résultat et de feedback par rapport aux populations?
Mon propos ici ne vise pas à remettre en cause la motivation des leaders de la C14. Ils ont posé les jalons du processus et je suis convaincu que la plupart d’entre eux croient sincèrement en la justesse de la cause.
Mais si la C14 était une entreprise, ou même une équipe de sport, les résultats à ce jours auraient conduit au limogeage de leur dirigeants. Si c’était une entreprise privée, le résultat aurait imposé à ses fondateurs un dépôt de bilan. C’est juste la règle des business et des organisations qui veulent assurer leur survie. Mais C’est tout le contraire que nous voyons après les élections du 20 décembre où la C14 se pose toujours comme un interlocuteur crédible et une équipe qualifiée pour mener le combat démocratique.

A chacun de faire ses choix et d’en tirer les conséquences!

La rhétorique des irréductibles de la C14 et de ses démembrements est qu’ils n’empêchent personne de mener le combat autrement. Tout au contraire et à l’évidence, les leaders actuels sont devenus un facteur important du statu quo actuel. D’abord parce que l’adversaire les connaît trop bien et ensuite parce que leurs actions ont lourdement contribué à la démotivation et au désarroi parmi les citoyens engagés.
De ce fait, ils peuvent choisir de faire partie de la solution en se mettant en retrait car leur présence est devenu une distraction qui ne fait que l’affaire de l’adversaire.

A défaut de cela, tout au moins, il doivent au peuple une tournée d’explication introspective avec un liste de leçons apprises publiée avec des résolutions claire pour donner des garanties sur ce qu’ils proposent pour le futur.

Après plus de deux décennies d’errance, je doute fort qu’ils aient l’humilité de conduire cette introspection.
Une équipe qui perd, on la change ou a minima, on la remanie profondément.
14 janvier 2019
Wolali K. A.
Togolese Civil League
 
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