UFC/ Sorties intempestives du sieur Folly Gadah : Les cadres du parti dénoncent le zèle du « fameux conseiller » et l’appellent à la raison

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Ekoué Folly Gadah
Ekoué Folly Gadah
Ekoué Folly Gadah

Ekoué Folly Gadah, le personnage n’est plus à présenter. Depuis quelques années, ce compatriote est entré par effraction sur la scène politique togolaise avec un pompeux titre de conseiller de Gilchrist Olympio, président de l’Union des forces de changement (UFC). Sous cette couverture, il opère des sorties intempestives avec souvent à la clé des déclarations à l’emporte-pièce. Plus regrettable pour quelqu’un de son niveau, il engage dans ses sorties le parti auquel il prétend appartenir. Mais au niveau de l’état-major de l’UFC, on ne le considère guère comme un membre du parti et on s’étonne bien souvent qu’il parle au nom de la formation politique, en violation des textes. Il vient de récidiver avec une interview au site officiel Republicoftogo.com où il fait des déclarations d’une grande portée. Au niveau des responsables du parti, on se demande ce qui arrive à ce «jeune » trop pressé.

  « L’UFC félicite Faure Gnassingbé pour sa réélection et critique la démarche d’Agbéyomé Kodjo qui s’est autoproclamé président. Un message adressé par Ekoué Folly Gadah, conseiller du président du parti, Glichrist Olympio, dans un entretien à republicoftogo.com. Il invite le chef du MPDD à revenir dans la légalité afin de bâtir une opposition responsable et capable de contribuer au développement », c’est le chapeau qui condense l’intervention du fameux conseiller de Gilchrist Olympio.  

A la question de republicoftogo.com « Quelle est votre réaction après la réélection de Faure Gnassingbé ? », le sieur Ekoué Folly Gadah a été on ne peut plus claire, parlant au nom de l’UFC. « Tout d’abord, nous félicitons le vainqueur le président Faure Essozimna Gnassingbé pour sa victoire. Ces résultats reflètent les paradoxes de l’échiquier politique togolais. Ils démontrent aussi le niveau de conscience des populations et la maturité de tous les acteurs impliqués dans le processus. Pour ce qui est de l’avenir du Togo, d’aucuns disent que la lutte continue; mais nous ne sommes plus dans une dynamique de lutte, mais dans le cheminement pour la construction collective du pays. Aujourd’hui, nous constatons que les opposants traditionnels sont rejetés. Agbéyomé Kodjo qui était à la peine pour trouver une place aux côtés des opposants traditionnels, est paradoxalement devenu la seconde personnalité la plus adoubée des Togolais, après Faure Gnassingbé. Mais si le peuple togolais l’a mis à cette position, c’est qu’ils ont pris fait et cause pour la politique de compromis que représente la personnalité de M. Kodjo. L’UFC est déjà dans cette posture. Le futur politique du Togo va se jouer sur ces deux tendances, notamment entre le gouvernement et les oppositions qui intègrent le dialogue dans leurs actions. Autrement dit, l’avenir politique du pays va se jouer sur la capacité de compromis de l’opposition. La politique du tout ou rien ne nous mènera nulle part, nous l’avons toujours dit et nous continuons de le dire», a-t-il répondu en étant très prolixe dans une divagation déconcertante.

Au niveau du parti, on estime qu’il n’y a pas encore de position officielle et on se demande quelle mouche a pu piquer le sieur Gadah pour se complaire dans ses sorties hasardeuses. « Ce jeune est dans nos rangs avec une histoire de conférence sur Sylvanus Olympio et Ablodé et depuis, il s’est taillé une place. Je me demande même s’il a une carte du parti et il prend des ailes pour parler au nom du parti », a déploré un Vice-président du parti jaune.

Pour ce dernier, en l’absence du président national, il revient à ses Vice-présidents de communiquer au nom du parti et depuis, ils n’ont effectué aucune réunion pour décider d’une position officielle. « L’UFC n’est pas associée à ces déclarations qui n’engagent que son auteur », a-t-il affirmé, avant de déplorer les « agitations » de M. Gadah qui, depuis, ne crée que du désordre dans le parti.

Si on s’en tient aux derniers évènements au niveau du parti « Détia », on se rend compte aisément que le fameux conseiller du président national et qui se donne une importance qu’il n’a manifestement pas, n’a pas appris les leçons de ses dernières frasques. On se rappelle qu’il n y a pas longtemps, il a été sèchement remis à sa place par M. Homawo qui ne supportait pas ses comportements « expansionnistes » dans le parti. « Il faut que ce jeune se ressaisisse très vite, sinon les prochains recadrages seront proportionnels à ses dérives et délires », promet un autre cadre du parti.

Pierre C.

source : Liberté

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