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Violences de Mango : Deux ministres face aux députés ce mardi à l’Assemblée nationale, débats très houleux

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Les ministres Yark Damehame (de la sécurité) et André Johnson (de l’environnement et des ressources forestières) étaient face aux députés ce mardi au Parlement, suite aux événements survenus le week-end dernier à Mango, localité située à environ 520 km au nord de Lomé, a constaté l’Agence Savoir News.

 

Cinq personnes ont trouvé la mort et plusieurs blessés dans ces manifestations vendredi et samedi. A l’origine de ces manifestations, le projet de réhabilitation en cours du complexe d’aires protégées Oti-Keran-Mandouri (OKM), qui couvre une superficie de 179.000 ha. Les manifestants ne veulent pas dudit projet.

 

Ce programme financé à plus de 4 millions de dollars par le PNUD et l’UEMOA, s’inscrit dans le cadre du projet : « Renforcement du rôle de conservation du système national des aires protégées du Togo ».

 

Une série de questions lancées par Me Isabelle Améganvi, présidente du Groupe parlementaire +ANC+ (Alliance Nationale pour le Changement, principal parti de l’opposition) aux deux ministres : Pouvez-vous nous dire, qui a donné l’ordre de tirer sur les populations aux mains nues ? Et quelles sont les dispositions prises pour sanctionner les auteurs de cet acte ? Quelles sont les mesures qui ont été prises pour éviter que de telles dérives se reproduisent ? Que fait le gouvernement pour résoudre l’épineuse question de la réhabilitation de la faune et apaiser les inquiétudes fondées des populations ?

 

Une autre question d’un autre député : Qu’est-ce qui justifie ces pertes en vies humaines au moment où le gouvernement prône une politique de proximité ?

 

Exercice pas facile à ces deux ministres (+convoqués+), dans un contexte où le sujet fait encore grand bruit dans plusieurs milieux. Les débats ont été très houleux.

 

« Le gouvernement a le devoir d’assurer la protection de nos populations. En parcourant les questions, je peux vous affirmer — la main sur la conscience — que personne n’a donné l’ordre de tirer sur les manifestants. Personne ne peut donner cet ordre. Un mort, c’est déjà trop, même un blessé au cours d’une manifestation publique », a souligné le colonel Yark Damehame.

 

« L’effort que nous faisons chaque fois, c’est de faire en sorte que nos concitoyens, retournent paisiblement dans leurs maisons, après une manifestation », a-t-il souligné.

 

Selon lui, les forces de l’ordre qui ont tiré lors de la manifestation de vendredi, ont été « mis aux arrêts ».

 

« Pour l’incident malheureux de samedi, le commandant d’unité, le conducteur de l’engin et le chef de bord, ont été également mis aux arrêts », a précisé Yark Damehame.

 

« Une enquête judiciaire et une enquête de commandement ont été ouvertes, afin de situer les responsabilités », a ajouté le ministre de la sécurité.

 

La ville de Mango est calme depuis lundi, suite à une série de mesures prises par le gouvernement, notamment la libération 29 personnes. Au total 50 personnes ont été interpellées.

 

Des tentatives discrètes de conciliation sont également en cours pour désamorcer cette crise et ramener définitivement le calme.

 

Le projet — objet de contestation — est pour le moment suspendu par les autorités togolaises. Il est prévu une large concertation avec les populations. FIN

 

Junior AUREL

 
source : savoir news
 

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